I THINK I’M GOING TO VOMIT (PART ONE)
Carbone 14 : 25-09-08
TUBE DE BIAFINIE : 80 %
Dompéridone : 6
Distance parcourue approximativement cumulée : 6923,619 km
Niveau d’anglais : survivor english
ITFEC : non communiqué
Musique : http://www.deezer.com/track/202683
Ancien titre : Le jour où j’ai été malade
Plus jamais je ne me vanterai de ne pas avoir été malade. Quelques heures après avoir quitté Philadelphia, le haut-parleur du niveau C (mon niveau, celui des vainqueurs) a retenti pour annoncer le pire. Comme d’habitude quand l’officier non encore identifié (Carmelo ?) prend son micro et commence à dire avec son accent de baryton russo-corréen « Je ne sais pas trop quoi to passengers, bla bla bla to passengers… » c’est la panique dans ma cabine : outre le fait d’être dur du feuillage, je ne comprends que très rarement de quoi il est réellement question à part le fait que ça me concerne en tout et que ce serait bien de comprendre. Ce qui est rageant c’est que j’ai tendance à comprendre les messages qui ne me sont pas destinés. Bref, généralement ce genre d’annonce a lieu à 1730 (les marins donnent l’heure comme ça) pour nous prier de bien vouloir retarder nos montres d’une heure. Le premier jour, bien entendu, j’étais sur le pont à essayer de voir des bêtes lors de l’annonce (c’est mon occupation favorite depuis que j’ai embarqué et je commence à avoir un bestiaire de folie). Le lendemain matin, je suis donc arrivé comme une fleur au mess des officiers avec une heure d’avance. Il n’y a pas à dire, je les fais tous bien rire… Comme si mon accent d’alien le huitième passager en anglais ne suffisait pas ! Désormais à 1730 j’ai rendez-vous avec mon message du changement d’heure que je suis fier de comprendre à 75 % à force de l’entendre… Les soirs sans, je sens bien qu’il manque quelque chose à ma journée. Malheureusement, là, il était bien 2230 et comme je voulais chasser l’odeur bizarre de rat frit que j’ai depuis quelques jours dans ma cabine chaque soir entre 2130 et 2245, j’ai eu la brillante idée d’ouvrir mon hublot, qui, je ne m’en rendais pas compte jusqu’alors, isole de manière remarquable du bruit extérieur du moteur et du vent. Une fois ouvert on se serait dit au cœur de la salle des machines. L’odeur de rat pourri en plus ! Quand j’ai entendu que le haut-parleur grésillait quelque chose dans le couloir, je me suis alors précipité hors de ma cabine et je n’ai eu que le temps de capter « quiet windy », « tomorrow morning » and « no go on deck quelque chose ». Je me suis dit ok no problemo encore une petite perturbation…
So what ? I crossed the Atlantic ocean man !
TO BE CONTINUED
