THE CAMPERTRIP IN ALBANY
Stirling range and Porongurup n’ont plus de secret pour nous. J’y ai trouvé ma voie ! Je veux devenir aborigène… Bon, il y a bien évidement quelques petits détails techniques à régler notamment avec les impôts. Il faut aussi que j’opère un travail sur mon amour des moustiques vampires qui n’ont pas peur de l’ail et du jour, la patience vis à vis des attaques de mouches qui même si elles sont bio (oui les aborigènes vivent dans les parcs nationaux…) rendent fou, ma peur panique des araignées qui font preuve ici d’une industrie incroyable pour vous foutre les boules comme ce n’est pas possible (je suis sûr qu’elle lisent toutes Stephen King depuis le berceau), mon hystérie devant les serpents plus longs que moi (la photo est de Duj, moaaa je roupillais au fond du van quand ce boa constrictor a traversé en une seule largeur la piste… mais quand j’ai vu la trace qu’il a laissé et sa trombine sur l’écran de l’appareil de Vi…), ma phobie du soleil et ma névorse du manque d’eau. Je crois que c’est tout. Trois fois rien.
Autrement (il faut que j’arrête d’écrire “autrement” tout le temps), après une semaine de bush camping avec les deux cocos je n’ai jamais été aussi heureux : je ne me lave plus (que dans la mer, les ruisseaux ou les lacs quand ils me plaisent), je dors plus de 10 heures par nuit, je marche pieds nus, je peux me faire toutes les coiffures que je veux tellement mes cheveux sont crades, me roule dans la poussière quand j’en suis déjà tout couvert et que ça fait des croutes de rhinocéros orange, et je deviens un véritable spécialiste de dégustation d’eaux croupies qui explosent le ventre. Mais mon arme secrète, mon avantage concurrentiel de taille c’est que comme je l’expliquais à Jan qui apparemment ne m’a pas compris. J’aime peindre des trucs et me peindre moi-même (je vous rassure, c’est tout nouveau) : j’ai développé plusieurs méthodes artisitiques d’application de crème solaire révolutionaires. Je sais m’enduire de la tête aux pieds comme personne et excelle dans le pointillisme milky way. Si je n’oublie pa, ça fera bientôt matière à un autre post très visuel passionnant.
Plus sérieusement, j’ai été encore une fois bluffé par la beauté des paysages australiens. Je sais ça fait cucul dit comme ça mais c’est de contempler Albany du haut du Bluff Knoll qui m’a fait rajouter aborigène à mon plan de carrière. Pas d’inquiétude ! J’hésite toujours entre neuro-chirurgien, astro-physicien et charpentier… Après une bonne rando en plein cagnard scrocher avec dans ma gourde de l’eau de trois jours et demi, et à demi asphyxié par l’évaporation de ma propre sueur pleine de polluants chimiques anti-UV, anti-moustiques, c’est dreamtime ici ;-) Donc l’appel est lancé. Si il y a une tribu qui veut bien m’adopter… Maintenant que je sais bricoler et construire un decking en plus ! Oui parce que le marketing, la philosophie et l’édition c’est bien joli mais quand on est perdu dans le bush on fait moins son malin. Grâce à Jan et au wwoofing, je suis prêt pour LOST, Koh Lanta - Survivor et L’île de la tentation.
En attendant, ces vacances auront été un véritable entraînement à mes futurs projets d’exploration de l’intérieur du continent. Le van était pas très bien imperméable à la poussière… Il y en avait bien plus souvent plus à l’intérieur qu’à l’extérieur. J’ai eu un joli teint couleur de Sienne avec les dents et les mains assorties pendant tout le séjour. Les mains c’est une autre histoire ! C’est à force de râper des carottes. J’étais un peu déçu quand j’ai pris une douche à Perth de voir que mon incroyable bronzage partait au lavage et que la crème si on en met bien toutes les deux heures comme Francine, bah ça marche. Je m’étais bien habitué à mon look d’abricot sec et ma tête d’oursin (oui parce que j’ai aussi battu mon record absolu de 5 jours sans me raser si ça intéresse quelqu’un). Quand je pense à la tête que je devais avoir ça ne m’étonne plus trop maintenant de n’avoir rencontré personne. Même pas BigNoNo le ranger le moins sympathique d’Australie qui n’est pas trop copain avec Virginie et Julien.
En revanche, j’ai fait la connaissance d’un serial killer Suisse hyper sympa au BBQ du campement. Un type qui voyageait tout seul et qui nous regardait quand je regardais pour voir s’il nous regardait… Ça m’a rappelé l’histoire du voisin de Cécile et Matthieu évadé de St Anne ! Et donc oui, ce n’est pas notre solitaire helvétique qui nous a fait peur en fin de compte mais une pêcheur en imperméable ciré tout droit sorti de la loge des costumières de Wes Craven ou du navet “Souviens toi l’été dernier !” et qui a traversé notre campement sans mot dire et encapuchonné jusqu’au nez alors que moi je me baladais en caleçon tellement il faisait chaud. Je raconte mal là mais je vous assure qu’entre chien et loup ça fait son petit effet. Mais le clou de l’angoisse et le pic à glace de terreur c’est de se faire réveiller par un gang de kangourous (photo non contractuelle mais prise lors du séjour quand même) qui joue au volley avec notre poubelle et se servent de ma tente comme filet. Et là ce n’était pas dreamtime ;-) Quand je vous dis que je suis prêt pour Survivor ! Pour une version différente et sans doute plus cohérente des événements je ne peux que vous conseiller le blog des mes collègues du moment qui quelle horreur ne sont pas à jour dans leur blog :-D. Je vous laisse ! Le chant des pistes m’appelle.
LES PHOTOS C’EST PAR ICI :
http://www.facebook.com/album.php?aid=58496&l=a2245&id=705811481
LA MUSIQUE PAR LÀ (Merci Carole !) :
http://www.myspace.com/angusandjuliasto
P.S. Pas de panique si les liens vers le serpent et les kangourous ne marchent pas. Il faut que Julien mette ses photos en ligne mais là il est occupé à organiser la soirée de demain… Ils seront donc actifs un peu plus tard… Qu’est-ce qu’il ne faut pas inventer pour doubler son nombre de visites ;-)

janvier 9th, 2009 at 22:11
Ah bah oui aussi, je me disais bien qu’il manquait qqchose, je voulais voir les kangourou et le serpent surtout !! Et il y a des photos de toi en oursin abricot à venir aussi ? :)