SNORKELING DANS MES CARNETS (PART ONE)
Ce qui est bien quand on traverse la Nullarbor, c’est qu’on a le temps de faire tout plein de trucs qui généralement passent à la trappe. Notamment, relire son journal qui pour ma part relève plus de l’exploration de la jungle birmane que de la séance diapo des vacances à Acapulco avec Bobby et John ;-). La conclusion, une fois sorti de mon ramassis de gribouillis, est qu’on ne va pas pouvoir en trier grand chose - grand chose. Une fois le bazar décodé (20% de pertes au passage), il faut biffer des steaks exclamatifs entiers de « c’est magnifique ! », « c’est fabuleux ! », « c’est extraordinaire ! » qui sont plus ennuyeux que la série de mornes pluies heureuses de « je suis content ! » qui s’abattent sans pitié sur mes récits. Tout ça occupe malheureusement un bon tiers du paquet : à jeter !
Il en va de mes hiéroglyphes quotidiens comme de mes photos. Ça (L’Australie) ne rentre pas ! Sur le cargo, tout ce ciel et toute cette eau, c’était normal. Mais là quand même ! Et je ne parle pas seulement des paysages - physiques ou métaphysiques. Pourquoi mes kangourous, émeus, opossums ne rentrent pas non plus dans les cases ? On oublie le cadre et le hors champs ! À l’est comme l’ouest… « Ça dépend » ça dépasse aussi. Ce pays fait de la résistance aux écrivaillons et aux photographes dilettantes.
Si on revient à ce qu’on peut sauver de ma littérature trébuchante de série B des antipodes, il y a bien mes périodes misanthropiques et associables où je critique tout ce qui parle. Car comme diraient Carolus et Alex : « Les gens sont cons quand même ! ». Il faut dire que du côté des backpakers il y a du gratiné en tartines. Mais comme ce blog se veut sympathique bah il ne reste plus que les listes de courses, les to do lists et deux ou trois trucs à vérifier à l’occasion sur Internet. Voilà ! Tout ça pour dire que je n’ai rien à dire…
À SUIVRE !

mai 25th, 2009 at 6:03
Heu… je me rappelle d’un passage croustillant sur les medisantes… Je ne le vois pas ici; serait-ce un oubli :p