EN ROUTE POUR FLINDERS RANGES NP (PART TWO)
PREVIOUSLY ON AUSTRALIGATOR.COM : “Et oui, j’ai dû encore sauver des vies et dépanner cette fois une voiture en rade sur le bas-côté. Les pauvres vieux qui étaient dedans, l’air sombre, le front en sueur, patientaient depuis deux ou trois heures. (..) Et pas de chance pour eux, c’est sur moi qu’ils tombaient !”
Mais attention, Australie oblige, j’avais : de l’eau pour 4, une batterie flambante neuve, des pinces crocos, tout plein de soupes instantanées, une clé de 16, un plaid de survie et je venais tout juste de réviser tout le champ lexical anglais du campervan en panne à cause de mes mésaventures avec Charlie alias “Monsieur j’ai le filtre essence bouché et je ne veux plus avancer”.
Tout allait donc très bien et, on ne le dit jamais assez, c’est drôlement chouette d’aider les autres… Jusqu’au moment où - MAIS QU’EST-CE DONC QUE CETTE HORREUR !?!?!?* - je me suis rendu compte que j’avais du sang plein les mains. Je n’ai absolument pas paniqué tout de suite. Ce gros bon vieux rouge qui tâche n’avait pas l’air de m’appartenir. Puis j’ai réalisé que j’avais bien dû le récupérer quelque part quand même. Que le sang jusqu’à maintenant (à part dans les films de morts vivants que regarde Alexandre) ne tombe pas du ciel. Après un petit fast forward mental vivifiant, j’ai buté sur le moment où nous poussions non sans difficultés la voiture. J’ai alors jeté un coup d’œil inquiet au coffre qui était bel et bien couvert de nos traces de mains rouges. De la peinture rupestre new age en veux-tu en voilà ! Pas de doute sur la provenance du bourbon. Ce n’était pas de la terre, ni de la transpiration : ça gouttait à mort par en dessous.
Mes deux cocos ont vu que je voyais ce que je croyais voir, j’ai donc demandé en rigolant et pour détendre l’atmosphère (attention demander “en rigolant et pour détendre l’atmosphère” en anglais c’est encore de la très très haute voltige à mon niveau - autant me jeter du haut d’Uluru - et en général ça tombe à plat) s’ils transportaient un corps ou bien… Loup y es-tu ? Mère-grand qu’y a-t-il donc dans ton grand panier ? Et là je ne suis pas sûr d’avoir bien saisi toutes les nuances du grognement de la réponse. Mais j’ai très bien compris en revanche que s’ils n’avaient plus besoin de moi, bon bah moi je vais y aller les gars ! See you guys ! De rien, de rien… Bon week-end ! Non mais ça devait être évidement un kangourou…
Toujours rien dans le journal aujourd’hui.

mai 29th, 2009 at 16:20
WTF ??!! Mais alors, tu n’as pas le fin mot de l’histoire ? On ne saura pas si c’est un vulgaire lapin d’1 mètre 50 avec une poche sur le devant ou bien un macchabée fatigué du macadam ???
Et dire que tu aurais pu y passer… gloups !!
mai 30th, 2009 at 3:18
Y passer sans m’arrêter oui ! :-)
Non mais ça devait être un lapin garou. C’était la pleine lune.
À plus, je dois aller faire de l’espionnage industriel…
et j’ai un joli pissenlit à trouver !
mai 30th, 2009 at 12:48
Hello Nico, Great to see you are still enjoying my very big country. :-)
All the best
Tim from Perth