Mary, Max & the Perpetuum Mobile

Hier soir, la boîte de Francine avait réservé une salle de ciné tout confort et tout cuir à Yarraville la pluvieuse. Jusqu’à ce que la lumière s’éteigne et que le générique démarre, nous n’avions pas tellement d’informations consistantes sur ce nous allions voir,  si ce n’est peut-être qu’il s’agissait d’un film d’animation d’ici qui avait fait l’ouverture du dernier et mystérieux Sundance film festival… Or… GROS COUP DE COEUR, BELLE SURPRISE ET CHEF D’OEUVRE EN LA MATIERE !!!

Je ne sais pas si ce film est déjà sorti en France ou s’il est en passe de l’être mais je me dois de vous exhorter à aller le voir ASAP ;-). Pour tout vous dire, j’ai eu un peu peur, au tout début, qu’on nous reserve du Amélie Poulain chez Wallace et Gromit avec de bons gros sentiments en pâte à modeler, et que l’esthétisme et la forme priment sur la profondeur de l’intrigue comme c’est souvent le cas dans ce genre d’entreprises plus technique que scénaristique. Mais Adam Elliot (le réalisateur), par le biais d’une amitié épistolaire très improbable mais néanmoins exemplaire, s’est attaqué sans superficialité à la difficulté d’exister (qu’on ait 8 ou 44 ans), de sortir de soi-même ou de sa solitude, de se frotter et de se confronter à l’autre et au monde.

Ci-dessous la bande-annonce de ce petit bijou Made in Australia…

…et ici, un lien YouTube vers le “Perpetuum Mobile” du britanique Penguin Café Orchestra (musique d’ouverture et leitmotiv du film). J’allais oublier : en cliquant sur la première image (Max à sa machine) vous accederez au site officiel du film (www.maryandmax.com).

Je vous fais à la volée une petite traduction maison du rapide synopsis contenu dans le dossier de presse qui en fait parle de tout ça mieux que moi, et qui je l’espère vous donnera envie de faire la connaissance de Mary Dinkle et Max Horovitz :

Reliant vingt années et deux continents, “MARY & MAX” raconte la relation épistolaire entre deux personnes qui a priori n’ont rien en commun : Mary Daisy Dinkle, une petite fille potelée de 8 ans vivant dans la banlieue de Melbourne et Max Jerry Horovitz, un juif de 44 ans souffrant d’obésité et du syndrome d’Asperger, vivant dans le chaos de New-York. Le film se fait la chronique du passage de l’adolescence à l’âge adulte pour Marie, et décrit la transition de l’âge adulte à la vieillesse pour Max. Il explore le lien particulier qui place la relation que ces deux solitaires entretiennent au delà des hauts et des bas des amitiés moyennes. (…) À la fois hilarant et poignant, “MARY & MAX” est une exploration de l’amitié, de l’autisme, de la taxidermie, de la psychiatrie, de l’alcoolisme, du mystère de la provenance des bébés, de l’obésité, de la cleptomanie, des différences sexuelles, de la confiance, de la reproduction chez les anmaux, des différences religieuses, de l’agoraphobie et de toutes les petites et grosses surprises, bonnes ou mauvaises, que la vie nous réserve.”

See you,

Mister Alfonso Ravioli

One Response to “Mary, Max & the Perpetuum Mobile”

  1. lerig Says:

    Effectivement, ça a l’air fort sympathique ton film, et en faisant qques recherches je m’aperçois que les critiques y sont très bonnes !
    Par contre, pour ce qui est de la date de sortie en France, il faudra attendre le 30 septembre 2009 !…
    Plus d’info ici : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=139621.html

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