LES CHOSES SÉRIEUSES PEUVENT COMMENCER
Port Augusta en August c’est très très bien. C’est l’été en plein hiver sans prévenir ! J’ai retrouvé mon bon vieux coup de soleil permanent qui me barre le visage et me donne cet air d’elk-calf-caribou de Noël inspiré avec nez rouge chantonnant et clignotant selon l’heure du moment - douloureux quand on y touche. Mais un elk-calf-caribou en tongs s’il vous plaît ! Et je peux aussi et enfin rechausser mes lunettes de rock star en liberté tant décriées… Car contrairement aux Australiens qui mettent des Ray-Ban tout le temps (même à l’intérieur, l’hiver et la nuit), j’aime bien voir dans quoi je me cogne et accessoirement, la route quand je conduis.
Après une semaine de pluie vitrifiante et pénétrante (c’est nouveau : Charlie fuit), ce n’est pas rien de commencer un post par un point météo heureux. Ça doit vous faire de belles jambes à vous qui êtes en été pour de vrai. On ne peut pas non plus avoir une grenouille pourrie dans sa vie toutes les semaines ;-). Bref, Port Augusta est vraiment un endroit sublime, au croisement de la mer, du bush, du désert et des Flinders Ranges où j’ai dormi tel hibernatus la nuit dernière dans un endroit incroyable mais je n’ai pas le temps de vous raconter (décidément de plus en plus passionnant ce blog). Les nuits sont comme qui dirait, plutôt fraîches ou vivifiantes (c’est selon et ça fait circuler le sang). Aussi, j’ai eu l’idée folle de louer un vélo avant-hier pour faire le Riesling trail de bout en bout et mon intéressant. Je ne suis plus qu’une crampe aujourd’hui.
Je disais donc que toutes les routes importantes d’Australie se croisent ici. Une fois n’est pas coutume, on a l’impression d’être enfin quelque part. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas la foule pour autant. Je pensais qu’il serait facile de ce faire de nouveaux compagnons en chemin. Que des coéquipiers comme par exemple Camille et Matthieu :-p ça se trouvait n’importe où… Et bah non ! Je commence à croire qu’ils étaient uniques !!! Depuis que j’ai quitté Melboune, pas un chat… Le loueur de vélo de torture m’a confirmé que le backpaker à déjà migré au nord depuis belle lurette en cette saison, et que j’ai l’air d’un moineau perdu ou d’un cigogneau anticonformiste, sinon retardataire (définitivement plus retardataire qu’anticonformiste quant il m’a vu mettre mes bateaux pour faire du vélo) à faire le touriste.
Ce billet part dans tous les sens. Je voulais seulement vous dire que tout allait toujours bien pour moi. Que l’aventure est terrible. Le temps de faire une petite balade sur le port pour voir si les méduses clignotantes de la dernière fois avec Cyril sont toujours là, une lessive de chaussettes propres pour la nuit prochaine, aller sur internet (j’y suis) et faire deux, trois courses, le plein d’eau (80L) et hop je prends la route des grands, celle de l’outback des tarzans. Ça fait bizarre de se dire que les choses sérieuses commencent vraiment les petits gars !
Autrement, The Great Ocean Road, Adelaide et the Clare Valley c’était génial. Pluvieux, mais chouette comme tout. La deuxième fois, on voit plein de trucs qu’on ne voit pas la première. J’ai vu mes premiers koalas en liberté !!! (moyennement sympa comme bête) et des baleines très loin (enfin je crois que c’était une baleine). Je vais essayer de vous mettre quelques photos en ligne mais je ne suis pas trop certain de pouvoir car en plus des horaires compliqués, ils ont changé les conditions d’accès à ce que voit sur la pancarte devant moi. 30 Mo per day ! C’est quoi ce travail ? Comment peut-on avoir un blog de pro dans ces conditions d’amateurs ! Quand on sait que j’étais à 1 Go quotidien chez Francine et David… En faisant attention :-) Puisque c’est comme ça ! Je me casse…
Seeya
William Christie Gosse
P.-S. Photo non contractuelle : The Great Ocean Road (Apollo Bay, je crois)
