LUKY LUKE À NITMILUK

Et comment que je suis beau ! :-) Même si en ce moment je trouve que j’ai des gros yeux. On ne voit pas trop sur la photo mais j’ai effectivement retrouvé mon bronzage tropical à pois rouges bigarrés (les piqures de moustique). Non, sérieux ! Complexe de l’oeil dans le potage mis à part, je trouve que les Australiens ont des petits yeux ou que leurs paupières ferment mieux :-) Pas de panique. Je mène l’enquête pour vous et vous tiens au courant bientôt. Oui, je sais c’est l’affaire de la rentrée. La rentrée sera oculaire ou ne sera pas. Et donc, je disais que j’étais beau. Ok, au centième commentaire j’enlève le haut. Après on verra.

Sinon en parlant de rentrer. Je ne suis plus qu’à 350 km de Darwin mine de rien. Même si je sens que plus je me rapproche, plus j’ai la poisse. Tout allait bien et là le crois qu’il y a une nouvelle lune et c’est reparti comme en 40 niveau catastrophes en séries de 10. Après m’être appuyé sur un seprent qui heureusement était occupé à s’étouffer avec une super-grenouille, j’ai semé la panique dans le campground de Nitmiluk National Park la nuit dernière. J’adore ce nom. On dirait un lieu de villégiature Jegouicien. Bref, c’était la première fois que j’utilisais ma belle moustiquaire bien décidé à ne plus ressembler à un écumoire ou ne pas attraper la dengue ou mieux : la peste bubonique. Puis ce n’était simplement plus possible de lutter toute la nuit contre des molosses faisant trois fois mon poids et qui vous vident de tout votre sang en un rien de temps. Sans avoir le temps de le dire. Pop !

Pour faire rapide car je sens que je m’égare : le scratch en velcro de mon duvet pourtant rangé roulé dans le placard s’est pris dans la mousseline, la porte, la fermeture éclair de la glacière et la trousse de premiers secours ou de survie. Je ne sais pas ce qui est le plus optimiste entre appeler la pharmacie “trousse de premiers secours” ou “trousse de survie”. À méditer en rando. Quand j’ai voulu aller me rafraîchir dans la piscine du “resort” ou aller prendre une douche (essayer de faire quelque chose pour arrêter de transpirer à grosses gouttes comme après 4 tours de lac de Tours), je me suis pris les pieds dans tout ça. La moustiquaire s’est décrochée et m’est tombée dessus. Les objets suscités sont tous tombés en fanfare. Je tiens à préciser que ce n’est pas le duvet qui a fait le plus de bruit.

Je me suis retrouvé à terre à me débattre dans le filet. Je pensais avoir trouvé la sortie quand dix paires de phares se sont allumées et se sont tournées dans ma direction. Des femmes et des enfants hurlaient. Surtout les enfants. Les femmes après les enfants. J’avais l’air malin à gigoter coincé jusqu’au cou comme un rosbif chez le boucher à essayer de ne pas montrer que je m’étranglais aussi quand je levais le deuxième petit doigt de pied gauche. Impossible d’en sortir ou de rester digne. Somme toute, ce n’est pas de jouer les fantômes ou les mariées ou les deux devant tout Nitmiluk qui fut le plus douloureux (quoi que le lendemain je me suis fait plein de nouveaux amis intrigués par mes activités nocturnes). C’est la solitude quand les phares, chandelles et lampes torches se sont éteintes et que tout le monde est retourné se coucher en pensant : “Encore un Français qui fait son intéressant”. Je suis resté là tout seul, dans le noir, enmailloté tel un petit moucheron dans les fils d’une Redback à considérer le peu de chose qu’était notre condition humaine. Et dire que pendant ce temps c’était soirée pyjama au Daly Waters Pub

Et en route pour KAKADU PART ONE ! See ya,

Spiderman

One Response to “LUKY LUKE À NITMILUK”

  1. Masterchef Says:

    C’est quoi toutes ces plaques d’immatriculation accrochées dehors au daily water pub ???ON se croirait dans un remake de Wolf Creek….

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