Archive for the ‘SEE YOU LATOR ALLIGATOR !’ Category

G E R A L D T O N

Lundi, février 23rd, 2009

Hello,

Carole n’était pas loin. Mais encore une fois, Vincent l’emporte… Je vous laisse mettre “boulettes sable australie crabe” dans Google et vous aurez toutes les réponses à vos questions concernant les structures adaptatives à la filtration des aliments chez les crabes. Je ne suis pas certain que la photo ci-dessus représente notre crabe, roi de la boulette, mais comme je l’ai prise dans le Queensland la même semaine que la précédente et que la taille et la description correspondent à peu près…

Autrement, je profite de cette thématique “Coquillages et crustacées” pour refaire de la pub pour La Révolution des crabes qui doit se trouver dans mes liens à l’ouest (ce petit court peut-être une façon de voir les choses concernant mon voyage au jour le jour) et vous dire que ça y est !!! Charlie and me sommes arrivés à Geraldton* !!! Je pensais que j’avais tout vu en matière d’eaux turquoises et de sable blanc… Et bien je me trompais…

Je vous raconte tout ça bientôt ! Cette fois je prends des notes sérieuses. Si j’ai le temps des les poster vous saurez tout sur Pinnacles desert, Jurien bay et les visiteurs du soir. Toute la vérité sera faite sur ma vie de cow-boy solitaire - Robinson en Mitsubishi Express qui me surprend moi même et me plaît terriblement. Mais le plus fou, c’est que j’ai quitté Jan, Swanbourne et le Wwoofing seulement jeudi dernier et j’ai l’impression que ça appartient déjà à un lointain passé. Je pense que je ne monterai pas plus haut que Drumquelquechose cove où je dors normalement ce soir… et c’est ici que tout commence et tout finit pour prendre un titre de Radiohead que j’adore. La date d’arrivée de Greg et Matthieu se confirmant, mes femmes enceintes commençant à accoucher :-), Cyril un ami qui vous veut du bien ;-) - le grand copain de Damien mon cousin comédien qui crève les planches en ce moment si j’en crois la presse - arrivant à Perth pour son anniv début ou mi-mars, espérant que Francine revienne me rendre visite un long week-end de début mars, mon anglais étant d’un seul coup un peu moins épouvantable (je me suis même fait un ami néerlandais en route. Il s’appelle comme mon grand-père : Roland, il mange de la Vegemite et il me comprend !!!)… Bref, c’est un peu comme si l’aventure pouvait enfin commencer !

See you later…

GG, George Grey

* = Je devais partir un week-end à Pinnacles Desert et je n’ai pas pu m’arrêter. Le goût de la route à été plus fort que moi… En même temps, là si je veux aller plus haut il va me falloir troquer Charlie contre un 4×4 ;-) Sans rapport ! J’allais oublier une autre bonne nouvelle… Mon appareil photo est réparé :-) Il faut seulement que j’aille le récupérer à Morlaix, Morley (Perth Nord) qui n’est plus à côté… Carole ! Je te raconterai la fin du Cape to cape au prochain week-end canoë le soir au coin du feu de camp et des histoires qui font peur (Francine !!! J’ai acheté dans une bourse aux livres Dreamcatcher de Stephen King) ;-).

DE CAPE ET DE CROCS

Mardi, février 3rd, 2009

Demain sera mon dernier jour, mes dernières heures, de wwoofer. Comme sur cette photo récupérée (ça y est mon appareil a été envoyé chez Olympus, merci maman ! Merci Julien !), quand le soleil se couchera sur Freorocher, je serai en route pour le Cape to Cape ! Une petite balade sympa de seulement 135 km qui prend qu’une semaine, de Cape Naturaliste à Cape Leeuwin. On a eu une réunion hier soir avec Tim (un copain de Virginie et Julien qui n’a pas peur de déplacer les serpents et de jeûner pendant une semaine) et ça ne va pas trop rigoler niveau ripailles. Le menu n’est pas des plus réjouissants… Mais il paraît que l’essentiel et les véritables plaisirs sont ailleurs. Moi je dis ça… Je dis rien… Il ne faudra juste pas s’étonner si on bouffe le premier qui se fait mal ou qui se sent faible !

Pour me suivre, et pourquoi pas m’encourager par la pensée (oui parce que ni Internet ni téléphone comme à la grande époque du Cap Cleveland), voici le programme des festivités :

Mercredi soir 4 février :
Tim vient nous chercher chez Jan à 1700
On doit camper chez de la famille à lui non loin du point de départ.

Jeudi 5 février :
Dernier petit déjeuner bien chaud.
Cape Naturiste - Yallingup (16,75 km)
Menu du midi :  une tranche de parmesan du une tranche de pain
Menu du soir : soupe en sachet, thon, gnocchi

Vendredi 5 février :
Yallingup - Moses Campsite (20 km)
Petit déj. : Muesli, lait en poudre et sachet de thé
Menu du midi :  une tranche de parmesan du une tranche de pain
Menu du soir : soupe en sachet, noodles

Samedi 6 février :
Moses Campsite - Ellensbrook (21 km)
Petit déj. : Muesli, lait en poudre et sachet de thé
Menu du midi :  une tranche de parmesan du une tranche de pain
Menu du soir : soupe en sachet, couscous au thon

Dimanche 7 février :
Ellensbrook - Quelque part autour de Redgate Carpark (20 km)
Petit déj. : Muesli, lait en poudre et sachet de thé
Menu du midi :  une tranche de parmesan du une tranche de pain
Menu du soir : soupe en sachet, pâtes au saumon

Lundi 8 février :
Quelque part autour de Redgate Carpark - Boranup (Trig) Hill (20 km)
Petit déj. : Muesli, lait en poudre et sachet de thé
Menu du midi :  une tranche de parmesan du une tranche de pain
Menu du soir : soupe en sachet, noodles

Mardi 9 février :
Boranup (Trig) Hill - Deepdene Campsite track (21 km)
Petit déj. : Muesli, lait en poudre et sachet de thé
Menu du midi :  une tranche de parmesan du une tranche de pain
Menu du soir : soupe en sachet, couscous au thon

Mercredi 10 février :
Deepdene Campsite track - Cape Leeuwin Lighthouse (20 km)
Petit déj. : Muesli, lait en poudre et sachet de thé
Menu du midi :  une tranche de parmesan du une tranche de pain
Menu du soir : ON MANGE QUELQUE PART SUR LA ROUTE DU RETOUR :-)

Bring your own snacks ! Si l’expérience est concluante, je vais regarder le Bibbulmun de plus près ;-) Et quand je rentre, si je ne trouve pas de boulot : je recrute pour les coquilles Saint Jacques !

À dans une semaine,

Aristote ;-)

L’APPEL DU JARRAH

Vendredi, janvier 16th, 2009

Jan is back et elle est subjuguée par notre talent de charpentiers-menuisiers de wwoof, et moi je suis prêt pour la comédie musicale de l’année : Nicolas et le decking enchanteur. La question qui se posait, si vous suivez un peu, était : est-ce que je m’envole vers d’autres chantiers et terrasses en bois (et d’autres wwoofings plus sauvages, genre un wwoofing avec des bêêêtes… pire un wwoofing à moutons) ou est-ce que je reste encore quelques temps ici, à Swanbourne les doigts de pieds, ses vieilles dames qui prennent le thé sous les cocotiers, son Choux-café et son requin… Mais si je reste… QUOI FAIRE ?

Bon il y avait bien gardien d’île dans le Queensland, mais le Queensland j’ai déjà fait, alors… Puis pas de panique tout le monde (merci pour vos mails), il y a encore 37 jours pour postuler ! Sans parler que ce n’est pas pour une prise de fonction avant juin ou juillet… 19:30, j’ai le temps ! C’est Carolus qui m’avait envoyé l’article du Monde sur le wwoofing. Et là c’est Alex (son époux) qui m’envoie l’article de 20 Minutes sur les îles Hamilton (info relayée de près et confirmée avec brio par la truculente Reine du barreau, Caro). Outre le fait qu’ils devraient monter leur agence de recrutement, je vois un signe évident de réussite pour cette candidature, qui, cerise sur le cake aux olives demande de faire une vidéo. Décidément, trop facile ;-) Mais bon, est-ce que j’ai envie d’argent facile :-) et d’être définitivement seul au monde sur une île déserte (quoi que je pense que si je postule et décroche le job, quelque chose me dit que mon nombre d’amis va exploser) ?

N O N ! Je dis non !!! L’appel du Jarrah est plus fort et plus noble et plus puissant que moi.

Je rempile donc chez Jan pour l’édification d’une marche tout à fait spectaculaire (Nom de code : La Marche de l’empereur) permettant un accès plus facile à notre Timber creation depuis le côté jardin comme au théâtre même si là je vous fais plutôt mon grand cinéma. Jardin qu’il faut continuer à entretenir. Et avec lequel j’entretiens des rapports passionnés qui, ces derniers temps, se compliquent.

Non content d’avoir désorienté un arbre le premier jour, sauvé d’une mort certaine pour une mort prochaine des bébés bambous abandonnés qui me prennent pour leur père maintenant quand je passe devant leur pot, rempoté pendant une heure la plante morte à côté de celle qu’il fallait vraiment rempoter et qui maintenant est au purgatoire des dicotylédones ou proteaceaes, et remis dans le droit chemin un ibiscus suicidaire qui résistait toute racine dehors à son nouveau pot tout beau tout propre ; je me suis attaqué hier à la jungle impénétrable des lauriers sauce grand veneur dans la partie tête au carré des affreux pigeons anthropophages de Jan… J’adore jardiner pour de vrai, mais par-dessus tout ce que je préfère c’est couper-tailler-élaguer. Le problème c’est que je suis un grand malade du sécateur, un drogué du coupe-coupe et un intoxiqué du taille-haies. Je ressens aussitôt que j’ai un de ces instruments dans la main une irrépressible envie de tout fractionner (heureusement que je ne suis pas chirurgien) et ne peux jamais m’arrêter à temps. Ça n’a pas manqué. Nous avons été obligé de faire notre rôti de kangourou à la cheminée pour faire disparaître par le feu les preuves et pièces à conviction de mon enthousiamse jardinesque ravageur. Il fallait éliminer par les flammes tout le bois détaillé avant que Jan ne rentre et s’en rende compte. Je vais dire que ce doit être encore un coup des koalas ;-)

Donc oui, niveau jardinage, ça jardine. Et ensuite, après la marche impériale, il y aura le wagon à aménager et à repeindre à grands frais. Et le petit plaisir secret de Julien : la reconstruction d’un pigeonnier parfumé de crottes aviaires comme il aime tant. Je rigole, je rigole, mais il y a un corbeau hier soir à King’s park (qui brûle en ce moment d’ailleurs) qui ne m’a pas loupé. J’étais au téléphone avec Francine qui vient me voir le week-end de la fête nationale (cool, cool, cool) quand… Mais c’est une autre histoire.

Ah si ! Je ne sais pas si ça vous fait ça aussi mais quand j’apprends un nouveau mot, je le rencontre partout pendant une petite période. Vous allez croire que c’est une obsession ce decking mais je suis dans ma période Jarrah là. Je suis en train de lire Eucalyptus dans le texte… et je tombe sur ce passage qui parle de mon decking :

« Take Jarrah (E. marginata). Is there anyone not baffled by Jarrah – its hardness, its degree of difficulty ? There is civil disobedience in its nature. Still, it should be admitted material difficulties can deepen the beauty of timber. The impulse is always to pick up and admire a piece of Jarrah – stroke it like a cat. Is it possible to say a piece of timber is « proud » ? Unlike those that split at the slightest blow : that is, the skinny shivering pine, the spineless acacia ? Jarrah had quite a name for endurance under the ground and under water. Streets were paved with it in Mediterranean sydney and Marvellous Melbourne, the wood long outlasting the men who cut it into lenghts, not to mention the loyal floorboards in ballrooms and grand hotels. (…) Away from Western Australia few people would know a Jarrah tree, even if they bumped into one. »

«  Prenez le jarrah. Existe-t-il quelqu’un qui ne soit pas déconcerté par le jarrah – sa dureté, son niveau de difficulté ? Il y a de la désobéissance civique dans sa nature. Cela dit, il faut reconnaître que les difficultés matérielles peuvent accentuer la beauté de l’essence. On a toujours envie d’attraper un bout de jarrah et de l’admirer – de le caresser comme un chat. Peut-on dire qu’un bout de bois est « fier » ? Tout le contraire de ceux qui se fendent au moindre coup, comme le pin fluet et frissonnant ou l’acacia sans piquant ? Le jarrah était très réputé pour sa résistance sous terre et dans l’eau. Il avait pavé les rues de Sydney la méditerranéenne et de Melbourne la merveilleuse – cette essence survivant de beaucoup les hommes qui la détaillent -, sans parler de fidèles planchers des salles de bal et des grands hôtels. (…) Sortis de l’Australie-Occidentale, peu de gens reconnaîtraient un jarrah, même s’ils en percutaient un. »

Je vous laisse méditer, j’ai body-boogie-surf !

Tschüss,

Jarraby

THE CAMPERTRIP IN ALBANY

Vendredi, janvier 9th, 2009

Stirling range and Porongurup n’ont plus de secret pour nous. J’y ai trouvé ma voie ! Je veux devenir aborigène… Bon, il y a bien évidement quelques petits détails techniques à régler notamment avec les impôts. Il faut aussi que j’opère un travail sur mon amour des moustiques vampires qui n’ont pas peur de l’ail et du jour, la patience vis à vis des attaques de mouches qui même si elles sont bio (oui les aborigènes vivent dans les parcs nationaux…) rendent fou, ma peur panique des araignées qui font preuve ici d’une industrie incroyable pour vous foutre les boules comme ce n’est pas possible (je suis sûr qu’elle lisent toutes Stephen King depuis le berceau), mon hystérie devant les serpents plus longs que moi (la photo est de Duj, moaaa je roupillais au fond du van quand ce boa constrictor a traversé en une seule largeur la piste… mais quand j’ai vu la trace qu’il a laissé et sa trombine sur l’écran de l’appareil de Vi…), ma phobie du soleil et ma névorse du manque d’eau. Je crois que c’est tout. Trois fois rien.

Autrement (il faut que j’arrête d’écrire “autrement” tout le temps), après une semaine de bush camping avec les deux cocos je n’ai jamais été aussi heureux : je ne me lave plus (que dans la mer, les ruisseaux ou les lacs quand ils me plaisent), je dors plus de 10 heures par nuit, je marche pieds nus, je peux me faire toutes les coiffures que je veux tellement mes cheveux sont crades, me roule dans la poussière quand j’en suis déjà tout couvert et que ça fait des croutes de rhinocéros orange, et je deviens un véritable spécialiste de dégustation d’eaux croupies qui explosent le ventre. Mais mon arme secrète, mon avantage concurrentiel de taille c’est que comme je l’expliquais à Jan qui apparemment ne m’a pas compris. J’aime peindre des trucs et me peindre moi-même (je vous rassure, c’est tout nouveau) : j’ai développé plusieurs méthodes artisitiques d’application de crème solaire révolutionaires. Je sais m’enduire de la tête aux pieds comme personne et excelle dans le pointillisme milky way. Si je n’oublie pa, ça fera bientôt matière à un autre post très visuel passionnant.

Plus sérieusement, j’ai été encore une fois bluffé par la beauté des paysages australiens. Je sais ça fait cucul dit comme ça mais c’est de contempler Albany du haut du Bluff Knoll qui m’a fait rajouter aborigène à mon plan de carrière. Pas d’inquiétude ! J’hésite toujours entre neuro-chirurgien, astro-physicien et charpentier… Après une bonne rando en plein cagnard scrocher avec dans ma gourde de l’eau de trois jours et demi, et à demi asphyxié par l’évaporation de ma propre sueur pleine de polluants chimiques anti-UV, anti-moustiques, c’est dreamtime ici ;-) Donc l’appel est lancé. Si il y a une tribu qui veut bien m’adopter… Maintenant que je sais bricoler et construire un decking en plus ! Oui parce que le marketing, la philosophie et l’édition c’est bien joli mais quand on est perdu dans le bush on fait moins son malin. Grâce à Jan et au wwoofing, je suis prêt pour LOST, Koh Lanta - Survivor et L’île de la tentation.

En attendant, ces vacances auront été un véritable entraînement à mes futurs projets d’exploration de l’intérieur du continent. Le van était pas très bien imperméable à la poussière… Il y en avait bien plus souvent plus à l’intérieur qu’à l’extérieur. J’ai eu un joli teint couleur de Sienne avec les dents et les mains assorties pendant tout le séjour. Les mains c’est une autre histoire ! C’est à force de râper des carottes. J’étais un peu déçu quand j’ai pris une douche à Perth de voir que mon incroyable bronzage partait au lavage et que la crème si on en met bien toutes les deux heures comme Francine, bah ça marche. Je m’étais bien habitué à mon look d’abricot sec et ma tête d’oursin (oui parce que j’ai aussi battu mon record absolu de 5 jours sans me raser si ça intéresse quelqu’un). Quand je pense à la tête que je devais avoir ça ne m’étonne plus trop maintenant de n’avoir rencontré personne. Même pas BigNoNo le ranger le moins sympathique d’Australie qui n’est pas trop copain avec Virginie et Julien.

En revanche, j’ai fait la connaissance d’un serial killer Suisse hyper sympa au BBQ du campement. Un type qui voyageait tout seul et qui nous regardait quand je regardais pour voir s’il nous regardait… Ça m’a rappelé l’histoire du voisin de Cécile et Matthieu évadé de St Anne ! Et donc oui, ce n’est pas notre solitaire helvétique qui nous a fait peur en fin de compte mais une pêcheur en imperméable ciré tout droit sorti de la loge des costumières de Wes Craven ou du navet “Souviens toi l’été dernier !” et qui a traversé notre campement sans mot dire et encapuchonné jusqu’au nez alors que moi je me baladais en caleçon tellement il faisait chaud. Je raconte mal là mais je vous assure qu’entre chien et loup ça fait son petit effet. Mais le clou de l’angoisse et le pic à glace de terreur c’est de se faire réveiller par un gang de kangourous (photo non contractuelle mais prise lors du séjour quand même) qui joue au volley avec notre poubelle et se servent de ma tente comme filet. Et là ce n’était pas dreamtime ;-) Quand je vous dis que je suis prêt pour Survivor ! Pour une version différente et sans doute plus cohérente des événements je ne peux que vous conseiller le blog des mes collègues du moment qui quelle horreur ne sont pas à jour dans leur blog :-D. Je vous laisse ! Le chant des pistes m’appelle.

LES PHOTOS C’EST PAR ICI :
http://www.facebook.com/album.php?aid=58496&l=a2245&id=705811481

LA MUSIQUE PAR LÀ (Merci Carole !) :
http://www.myspace.com/angusandjuliasto

P.S. Pas de panique si les liens vers le serpent et les kangourous ne marchent pas. Il faut que Julien mette ses photos en ligne mais là il est occupé à organiser la soirée de demain… Ils seront donc actifs un peu plus tard… Qu’est-ce qu’il ne faut pas inventer pour doubler son nombre de visites ;-)

A SCORCHER

Jeudi, janvier 8th, 2009

Ce billet pour essayer de gagner du temps ;-) Je suis de retour de mon expédition en campervan dans le Sud du Western ! C’était génial. Je vous raconte ça demain normalement… Là, je suis en train de trier mes 100 000 photos ratées et fais un ménage de tous les diables dans mon ordimini qui chauffe dur avec la chaleur qu’il fait (Tous aux abris, la saga des bonnes résolutions commence !)… Dans ce rangement d’enfer je réalise que c’est fou tout ce que je ne vous ai pas raconté ! et montré !!! teasing ;-) Il y a du boulot sur la planche à pain et par dessus la tête dans le four à pizza. Et niveau rediff. je ne suis pas trop prêt. L’esprit de Noël a encore frappé frappera plus tard. Mais revenons à mes photos. Je suis tombé par hasard sur celle-ci-dessus prise à la blow-up avec Francine la randonneuse d’un jour au Rainbow beach Hôtel - les petits cachets (ça aussi il va falloir que je vous dises un de ces quatre). Je n’ai pas le talent d’It might by photography (qui a changé de bandeau) mais comme je la trouve pas mal du tout cette photo de backpackeuse échouée sur les rives de la piscine par un petit 39°C à l’ombre… Bref, si vous ne pouvez pas attendre mon récit illisible de mon bush camping albanais ou que vous ne faites pas trop confiance en mon planning de publication (et vous avez raison) je vous conseille vivement le blog de Virginie et Julien qui sont plus méthodiques, rigoureux et mieux organisés que moi. Il faut dire aussi qu’ils ont déjà fait trois fois le tour de l’Australie alors ils sont rodés les petits gars. Quoique là ils découvrent tout juste Google analytics ! Raison de plus pour leur fausser leurs stats ;-) Il faudra que je vous parle sérieusement de Google analytics d’ailleurs un de ces jours. Je commence à me poser des questions plus où moins inquiétantes sur vos heures de visites, ce que vous faites au boulot et la localisation de vos connexions. Je veux bien que celui qui me lit toutes les nouvelles lunes à Castelnau-le-Lez me dise qui il est… Autrement, merci à tous pour vos vœux, cartes de Noël, mails d’anniv, expédition de courrier administratif et conseils musicaux excellents… Ça m’a fait super plaisir. Là aussi je me suis fait un petit programme de réponses personnalisées. Bon sur ce coup Virginie et Julien ne peuvent pas trop m’aider avec leur blog alors j’implore votre patience… Et ceux qui râlent je fais partir leur carte par cargo (j’ai enfin compris ce qu’ils me voulaient tous à La Poste à me parler de mon voyage - en fait non - Je me disais aussi ils sont forts quand même… mais ça vous change un homme… ça doit se lire sur mon visage que j’ai traversé les océans…). Sinon la nouvelle du jour ! C’est que la première expédition de courageux à vouloir venir me voir est en train de se monter avec un ex-paris-dakariste et un spécialiste du van en terrains et climats hostiles (réunion de travail demain soir si j’ai bien tout compris) !!! Je ne vous en dis pas plus pour l’instant… Je vais avoir des choses terribles à vous raconter pendant 3 semaines fin février-début mars… Je n’en dis pas plus… Mais ça va être énorme… Grosse, grosse production ! En scope comme les westerns fordiens. Pour tout renseignement, don ou encouragement merci de contacter l’Ami Matthieu. J’allais oublier pourquoi ce post ! Ici, pas un seul petit flocon ;-) mais un nouveau mot de vocabulaire que ma postière et le marchant de vis m’ont appris : SCROCHER ! Ex. : G day mate ! A’re you going today ? It’s strinking hot buddy, a bloody scrocher ! Et ils disent tout ça le nez bouché et en un seul mot…

HAPPY NEW YEAR !

Vendredi, janvier 2nd, 2009

BONNE ANNÉE À TOUS ! Je voulais faire mon malin avec mon téléphone et vous envoyer mes voeux dans des messages qui disaient que j’étais déjà en 2009 et pas vous, mais nous avons fait un 31 en pleine Nature et sans réseau :-) Je vous raconterai ça bientôt mais je peux déjà vous dire que je suis complètement blasé maintenant quand je vois un kangourou tellement il y en a partout ici ! Albany c’est super chouette niveau kangourous et niveau tout d’ailleurs. C’est presque aussi beau que Plougasnou ;-) Bon il faut que je vous laisse, Virginie, Julien et moi devons reprendre la route vers de nouvelles aventures bondissantes et acheter des boîtes chez Bax Bunnings Warehouse…

Ce matin nous avons opéré Dju à même le sol sur un trottoir ensoleillé du centre ville. Le pharmacien était à deux doigts de tomber dans les pommes quand il a vu l’animal avec qui Juju avait copiné : une tique énorme qui lui dévorait tout le côté droit…

Il faut vraiment que je file, on m’attend… En cadeau une photo de moi qui fait mon kéké à Noosa beach / © Francine. Ça me fait penser que je ne vous ai pas montré un tas de photos formidables du Queensland et autres, je suis trop à la bourre dans ce blog… 2009 sera photogénique et bloguémique où ne sera pas !

BOXING DAY DANS LE BUSH

Lundi, décembre 29th, 2008

Comme je vous le disais dans l’avant-dernier post, le programme des festivités de Noël était au petits oignons confits :

24 : Réveillon à la française chez Jan avec Virginie et Julien. Petits plats dans les grands et verres à vin en cristal les plus kitschs de l’Univers (il faut que je les prenne en photo car si je commence une description vous n’allez pas me croire). Au menu : asperges, dinde, salade aux poires et aux noix, et un gâteau au chocolat et aux marrons à se damner…

25 : Petit-déj-brunch sur la plage manqué* et buffet écossais-australien chez Mike et Amanda et leurs chiens (mais ça s’est bien passé), les doigts de pieds frétillants dans l’eau de la piscine gonflable. Comme c’était aussi mon anniv, j’ai été pourri gâté : le best-seller de Jan dédicacé, des cours de surf (pour ne plus être un biscuit pour requin, nom donné ici aux débutants), un beer cooler et The Aussie Homesick Pack qui contenait un badge échidné, la recette du Pavlova, un tatouage koala, du thé australien, de la Vegemite, un drapeau australien, une allumette je ne sais toujours pas pourquoi et une feuille d’eucalyptus.

26 : Boxing day chez Oral, un aborigène que Virginie a rencontré dans le cadre de ses recherches pour sa thèse. Ce n’est malheureusement pas tout à fait encore CHEZ Oral car si l’Etat australien fait de gros progrès et aide les aborigènes à se « ré-approprier » des terres avec des partenariats comme un de ceux auquel participe Oral, il ne leur permet pas de posséder complètement leur ferme et les terres dont ont été dépossédées leurs ancêtres sous un tas de conditions (il faudra que je vous parle du racisme tout à fait particulier dont les aborigènes font l’épreuve ici une autre fois). Il leur confère un rôle de régisseur-locataire sous tutelle à statut évolutif. Ce week-end dans cette propriété entre York et Manduring, où Oral replante des arbres natifs et tente de recréer du vrai bush, restera sans aucun doute l’un des souvenirs les plus forts de mon année au club kangourous qui, j’ai encore l’impression, commence à peine (ça faisait deux mois tout rond M. Roncier ;-) à Noël). En plus de la chance d’avoir à contempler des paysages de rêve ocres et infinis, d’avoir enfin vu ce que vous pensez bien que j’ai enfin vu, d’avoir fait du quad (mon expérience à Mario kart ne m’a pas trop servi) dans le soleil couchant pour aller pêcher des yabbies (sortes d’écrevisses) et cueillir les meilleures figues du monde, ce fut un bonheur de faire la connaissance d’Oral qui est quelqu’un de captivant …et très lucide sur la cause aborigène. Nous nous sommes retrouvés en haut d’un sommet pour le crépuscule a parler paganisme, écologie, colonialisme et recettes de cuisines.

Je rentre de ce week-end avec la ferme résolution de mettre les bouchées doubles en anglais. Si je commence à  bien comprendre tout ce qu’on me dit (sauf en mécanique, plomberie et changement de vitesses de quad) j’ai encore pas mal de difficultés à me faire comprendre ailleurs qu’au restaurant et dans les magasins (ce que je craignais fortement est arrivé : je parle un anglais consumériste et international de backpacker). C’est du gâchis quand on rencontre quelqu’un comme Oral. Le pauvre avait souvent les sourcils en accent circonflexe inversé quand je lui parlais. Il a eu un peur quand je lui ai raconté que j’étais venu ici via Panama, en mouton (Sheep-Ship, un classique de shark biscuit).

27 : Ma première nuit à la belle étoile… Camping avec Julien et Virginie quelque part je ne sais pas trop où sur la route du retour après York. Pas trop de mauvaises rencontres animales à part les petites araignées aux yeux qui brillent dans le noir mais ça ce n’était rien à côté de l’énorme mygale que Virginie avait sur l’épaule le 26 au matin… Je prenais mon petit déj tranquillou et je vois une araignée avec un corps énorme sur l’épaule gauche de Virginie qui semblait ne pas s’en rendre compte du tout. Ma première réaction, tellement la bête était énorme, horrible et immobile, fut de croire que Virginie me faisait la blague de l’araignée en plastique… Mais le monstre commença à se déplacer lentement vers son cou… Après un petit raclement de gorge et m’efforçant de prendre le ton le plus calme et rassurant possible (ne sachant pas du tout comment elles allaient toutes deux réagir), très cordialement comme pour engager la discussion je demandai à Virginie si elle aimait les araignées épouvantables noires grosses et velues, et s’il était normal qu’elle se promène avec l’une d’elles sur l’épaule… le reste n’est que cris (le mien, celui de Virginie, celui de l’animal). Ça fait encore biiip dans ma tête quand j’y pense ! Non, ce n’est pas vrai. Je trouve que Virginie a fait preuve d’un sang froid absolu. Elle a même pris des photos après…

Pour le 31, normalement, on part une semaine en Albany ! Je ne suis pas certain de poster quelque chose avant mon départ. En revanche comme c’est la période des best of de fin d’année je vais essayer de rediffuser et programmer “Le jour où j’ai été malade” et “Le jour où l’esprit de Noël a encore frappé” qui vous ont fait rire ça ce que j’ai cru comprendre.

Toutes les photos du we sont .

Musique ? Ce soir c’est plutôt The Park, Feist.
Ou Snowball in negative, TDC (pas de lien, Deezer rame à mort…).
Taste is playing in my house avec cette chanson de Dido !

* : Merry Christams on the beach

MERRY CHRISTMAS ON THE BEACH

Vendredi, décembre 26th, 2008

Joyeux Noël à tous ! Et merci pour les messages pour mon anniversaire …et cette conversation téléphonique historique entre la France et l’Australie avec Carolus ! Ça les a bien fait rire ici qu’on puisse être né à Noël et s’appeler Nicolas, Noël, INRI et tout le bazar… Bref, aujourd’hui je voulais me vanter sur mon blog un peu comme dans mes mails, et vous envoyer une photo de notre repas de Noël sur la plage mais le destin en a voulu autrement. Virginie, Julien et moi n’avons pas du tout compris l’invitation d’Amanda et Mike et avons raté “la fête” sur la plage où on devait retrouver tout le monde… On se disait bien qu’il y avait quelque chose qui clochait. Mais avec les Australiens on ne sait jamais… Parce que oui, je trouvais ça effectivement moyennement raisonnable d’aller à la plage à midi par 40° C et même si c’était super gentil de sa part on ne comprenait pas trop non plus pourquoi le père d’Amanda avait besoin de venir nous chercher en voiture pour y aller. C’est donc couvert de trois couches de crème solaire, en tongues, en maillot de bain, à moitié nus, et serviette sur l’épaule que nous sommes arrivés CHEZ Mike et Amanda pour un buffet de Noël heureusement pas très formel. Tout le monde nous a demandé les raisons de notre absence le matin sur la plage. Grrr… Ça ne nous a pas empêché d’aller nous baigner le soir. L’eau était bonne mais trop de vent, trop de courants et trop de vagues pour une photo de rêve… Je vais tricher et en mettre une du Queensland parce que vous allez croire après que nous étions au Cap Horn ou qu’il faisait - 10° C alors qu’il faisait vraiment très beau ! ;-) C’est aussi et surtout parce que je n’ai pas le temps de les exporter. Nous partons dans cinq minutes dans une ferme dans le bush fêter Boxing day… Et qui sait voir enfin un kangourou !!! Je serai de retour que dimanche soir (je dis ça pour les mails en retard) ! À dimanche donc ! J’allais oublier !!! On m’a offert des cours de surf pour mon anniv :-) Ça va être terrrible…

QUI A PEUR DU GRAND MÉCHANT WWOOF ?

Mardi, décembre 23rd, 2008

Les rumeurs les plus folles rapportées par mes yeux de Moscou préférés sont en dessous de la réalité ! Entre faire la plonge avec le Diable en Tasmanie, de la plongée avec Skipper et Willy à Cairns, devenir vampire au Dracula’s Cabaret de Melbourne et trouver ma voie comme chasseur-cueilleur à Sydney, j’ai choisi de tester pour vous le wwoofing à Perth où, si vous me suivez bien, le premier effet kisscool n’était pas terrible terrible. Le second en revanche est à tout déchirer… J’espère pouvoir rester longtemps ici. A priori jusqu’en février si le Dieu du wwoofing le veut bien !

Depuis lundi, donc oui, je wwoofe :-) Le wwoofing et moi , ça a commencé avec un mail de Carolus qui m’avait fowardé un article foufou du Monde et m’encourageait à aller jouer à La Ferme des célébrités ou je ne sais plus trop le nom de l’émission de télé réalité avec l’inénarrable Paris Hilton. Son mail, comme tous ses mails, m’a bien fait rire, j’ai archivé le message et suis passé à autre chose… Mais un mail de Carole ça vous rattrape toujours !

Alors oui le wwoofing c’est échanger 4 à 6 heures de boulots divers et variés par jour contre le gîte et le couvert dans des fermes plutôt bio sur les bords ou qui ont quelque chose à voir avec l’écologie ou la permaculture. WWOOF ça veut dire Willing Workers On Organic Farms or World Wide Opportunities on Organic Farms (Cf. le site Intrenet australien pas très vendeur et à éviter si on est allergique au jaune ou sinon le site générique)… J’en vois plein qui se marrent déjà ! Je vais les rassurer tout de suite…

Moaaa je wwoofe à Neuilly-village ou La Baule-les-Pins ! Plus exactement, à Swanbourne qui est la banlieue chic de Perth au m2 le plus cher de tout le pays et délimitée par Perth au nord, Fermantle au sud, l’Océan indien à l’ouest et le fleuve à l’est. J’habite dans une petite dépendance sympa d’une grande maison  typique ou atypique selon l’angle de vue mais d’où l’on voit la mer des étages et qui occupe un bon morceau de la rue Saladin. Rue Saladin, désolé, ça me fait rire. La propriétaire est un ancien critique gastronomique qui fut sans doute la terreur de tous les restaurateurs de l’hémisphère sud ces trente dernières années. Elle aime le violet, le gingembre à toutes les sauces asiatiques, le grand art dans ses courants bordeliques, le bon vin (je ne lui ai pas encore dit que j’étais chevalier), les bulles, les pigeons et nous voir déplacer des arbres dans tous les sens. Mais à part avoir tourné un arbre et sauvé des bambous d’une mort certaine je ne jardine pas beaucoup. Ma mission est bien plus ambitieuse et à la hauteur de mon anglais spontané indomptable et de ma masse musculaire de colosse tout aussi incontrôlable. Je construis au fin fond du jardin un decking devant un wagon qu’il faudra transformer une fois peint en atelier de création en tous genres. N’ayez pas peur ! Je ne suis pas tout seul !!!

Avec moi un couple de Français tout simplement géniaux. Lui s’appelle Julien et c’est le clône parfait de Greg de l’IAE avec un petit côté reggae en plus quoique. Elle, c’est Viginie, elle fait sa thèse d’anthropo sur la colonisation du Western Australia. Ils sont du Sud de la France et ont un petit accent qui met de bonne humeur et ils cuisinent à l’ail, au beurre salé et à la crème de marrons alors on s’entend bien. C’est la deuxième fois qu’ils viennent en Australie, ils ont un van pour sillonner les terres hostiles et sont super intégrés dans le coin. Grâce à eux je rencontre plein de monde. Le matin c’est habituellement boulot, et l’aprem c’est Fremantle et/ou baignade-surf-anglais-footing-baignade-potage et papotages.

Sans aucun rapport. J’ai vu Australia la semaine dernière et ce n’est pas formidable. Pas d’histoire et une esthétique de publicité. Malgré tout ça distrait, on passe un bon moment, alors ça peut vous donner envie de venir…

Je vous donne d’autres nouvelles fraîches bientôt. J’ai un programme pour les festivités de Noël aux petits oignons. Je vous raconte ça rapidement. En attendant et à la demande générale ou presque, une photo de moaaa et musique Maestro ! Spéciale dédicace to Djulianne, mon maître et père ès charpenteries ;-)

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST

Vendredi, décembre 12th, 2008

J’interromps mon récit passionnant pour vous faire un petit point sur Perth, la ville la plus isolée du monde. On ne se refait pas. Et oui donc, comment dire ? La première fois que Nicolas vit Perth il la trouva franchement laide ;-) Je ne sais plus c’est quoi la suite sur les cheveux courts ça demande des soins constants. Ou non, elle lui déplut enfin.

Je suis arrivé mardi soir et niveau comité d’accueil ce n’était pas trop ça. J’ai tout de suite cru que la ville avait été évacuée tellement il y avait personne et pas une voiture dans les rues… Je fais mon malin maintenant mais quand je suis descendu de la navette de l’aéroport, j’avais envie de demander au chauffeur si c’était bien là le centre ville et si on avait le droit d’y aller et pourquoi j’étais le seul à descendre et si personne ne voulait venir avec moi… Mais, j’ai pris mon courage à deux mains et hop j’ai sauté. Pas trop non plus car avec mon sac à dos de backpacker plus gros et plus lourd que moi c’est des coups à se tuer ou s’étrangler de trop gigoter. J’ai testé pour vous dans le hall de l’auberge où quand j’ai voulu me baisser pour récupérer mon passeport qui était tombé j’ai été emporté par la force surnaturelle du sac à dos farceur et me suis retrouvé telle une tortue à l’envers sur sa carapace. Ça fait son petit effet. J’ai eu le droit à un “Pourquoi les Français ils doivent toujours faire leurs intéressants”. Bref, tout ça pour dire qu’il y régnait une ambiance amicale de dimanche soir à Chartres.

J’ai expérimenté, toujours pour vous, être heureux comme un rat mort à Perth. C’est ça qui est bien avec un blog c’est que même quand c’est pas bien on se dit “Ça fera des choses à raconter dans mon blog”. Oui je sais je suis déprimant aujourd’hui. Donc, tout était fermé. Personne dans les rues. Pas un seul petit restau sympa d’ouvert ou avec un deuxième service. Et il n’était que 21h et des pistaches ! Je me suis alors dit (je me rends compte que je dis beaucoup que je me dis des choses, bonjour le niveau -1 de l’écriture…) qu’il devait y avoir un événement sportif hors du commun, ou une invasion d’extraterrestres quelque part, et que tout le monde était devant sa télé, dans des abris antiatomiques, sous la couette ou au stade. Ou peut-être tous cachés derrière un canapé en attendant que j’arrive et pour me sauter dessus en disant “SURPRISE!”. C’est arrivé à d’autres ;-) mais non. Je ne savais pas encore qu’il y avait une autre partie de la ville plus vivante.

Je ne me suis pas laissé démotiver pour autant et suis parti instinctivement et bien évidement dans le sens inverse  du quartier qui aurait pu me rassurer, me faire un petite balade “Perth by night” bien sympa quand même. Il faisait plutôt bon et je me suis convaincu qu’une ville au bord d’un fleuve ne peut pas être complètement mauvaise. Le Lonley prévenait bien que c’était le calme plat ici, mais qu’en revanche niveau climat et cadre de vie je ne le regretterais pas.

Le lendemain matin, 9h00 : toujours pas un chat dans les rues et il pleut des cordes et il fait froid et mon auberge de jeunesse ça ne va pas du tout et mon café est à pleurer tellement il est fort. Sans rire, faire tout ce chemin pour se retrouver dans une ville de province à la Française quartier historique et gastronomique en moins merci mais non merci… Et là encore je n’avais pas encore touché le fond.

“Ah non ici on a pas trop de wifi mon bon monsieur, à la bibli peut-être mais que entre le 1er et le 2ème étage, plutôt le matin et il faut coller son ordi à la vitre est du bâtiment ouest et là ça marche un peu des fois mais ce n’est pas très rapide ! Envoyer des photos ? Vous n’y pensez pas ! Good luck mate…” C’est ça ! Toi même !

Mais le meilleur du pire du fond du fond ce fut quand même de me retrouver nez-à-nez, sur la route du musée d’art contemporain, avec mon vieil ami de toujours et son expo de “La Terre vue du ciel”. Non mais il n’y a pas à dire, elles sont jolies ses petites photos à Yann-Arthus mais on est quand même au niveau zéro du concept m… Et aimer la Terre de loin ou de haut ce n’est pas trop dur moi je trouve. Puis je veux bien tout mais ça fait un peu papier peint et à tapisser en fin de compte quand on regarde tout.

Non je ne passe pas mes nerfs comme ça gratuitement sur Yann-Arthus Bertrand parce que je pense arriver au bout du monde, à un moment capital de mon voyage et je tombe sur lui comme si on était Place des Epars à Chartres. Et non, ça n’a rien à voir avec le fait de m’être fait plaqué en trois mots sur une carte postale de sa photo du coeur de première de couverture que tout le monde a vu cent fois… Et je ne parle pas de la personne qui cette année-là a voulu m’offrir le livre pour se faire pardonner de l’impardonnable. Et vive le lapin final en imper sous la pluie au Luxembourg où sur les grilles…

Heureusement il y a toujours un deuxième effet kisscool ! Que je n’ai pas le temps de vous raconter là car la bibliothèque ferme comme tout le reste ici à 17h00 :-) Mais Perth c’est génial sinon, on s’y sent comme à Tours ! Et demain j’ai décidé d’aller dans une ville aujourd’hui je ne sais pas trop où c’est et je ne sais pas trop comment on y va encore mais en train et en bus (le vélo, j’ai échoué) et donc ça va être compliqué mais il parait que c’est bien. J’oubliais je ne sais pas trop comment ça se prononce non plus. L’aventure, l’aventure…