Archive for the ‘PENDANT CE TEMPS AU CLUB KANGOUROUS…’ Category

Pendant ce week-end du 21 juin, en Australie…

Dimanche, juin 21st, 2009

…c’était plutôt ambiance raquettes et raclette à Lake Mountain. Ce n’était pas PDL, Châtel ou Avoriaz 2007 (même pas de vin chaud!) mais on s’est bien amusé quand même et ça a remué pas mal de bons souvenirs. Je pars demain “jardiner” deux-trois jours à Flinders. À mon retour, j’espère avoir de bonnes nouvelles de l’AWTA (à ne pas confondre avec l’AWT de Lérig) où j’ai postulé pour un super boulot… Sinon, et bien, ce sera “continuation des recherches” et mise en route de ma redoutable nouvelle TO DO LIST hivernale en commençant par le point 3, petit b : “Reprendre mon bog en mains” ! See you soon guys ! Et bise à Capu, ou Capucinus (il va falloir choisir) !!!

Mary, Max & the Perpetuum Mobile

Jeudi, juin 4th, 2009

Hier soir, la boîte de Francine avait réservé une salle de ciné tout confort et tout cuir à Yarraville la pluvieuse. Jusqu’à ce que la lumière s’éteigne et que le générique démarre, nous n’avions pas tellement d’informations consistantes sur ce nous allions voir,  si ce n’est peut-être qu’il s’agissait d’un film d’animation d’ici qui avait fait l’ouverture du dernier et mystérieux Sundance film festival… Or… GROS COUP DE COEUR, BELLE SURPRISE ET CHEF D’OEUVRE EN LA MATIERE !!!

Je ne sais pas si ce film est déjà sorti en France ou s’il est en passe de l’être mais je me dois de vous exhorter à aller le voir ASAP ;-). Pour tout vous dire, j’ai eu un peu peur, au tout début, qu’on nous reserve du Amélie Poulain chez Wallace et Gromit avec de bons gros sentiments en pâte à modeler, et que l’esthétisme et la forme priment sur la profondeur de l’intrigue comme c’est souvent le cas dans ce genre d’entreprises plus technique que scénaristique. Mais Adam Elliot (le réalisateur), par le biais d’une amitié épistolaire très improbable mais néanmoins exemplaire, s’est attaqué sans superficialité à la difficulté d’exister (qu’on ait 8 ou 44 ans), de sortir de soi-même ou de sa solitude, de se frotter et de se confronter à l’autre et au monde.

Ci-dessous la bande-annonce de ce petit bijou Made in Australia…

…et ici, un lien YouTube vers le “Perpetuum Mobile” du britanique Penguin Café Orchestra (musique d’ouverture et leitmotiv du film). J’allais oublier : en cliquant sur la première image (Max à sa machine) vous accederez au site officiel du film (www.maryandmax.com).

Je vous fais à la volée une petite traduction maison du rapide synopsis contenu dans le dossier de presse qui en fait parle de tout ça mieux que moi, et qui je l’espère vous donnera envie de faire la connaissance de Mary Dinkle et Max Horovitz :

Reliant vingt années et deux continents, “MARY & MAX” raconte la relation épistolaire entre deux personnes qui a priori n’ont rien en commun : Mary Daisy Dinkle, une petite fille potelée de 8 ans vivant dans la banlieue de Melbourne et Max Jerry Horovitz, un juif de 44 ans souffrant d’obésité et du syndrome d’Asperger, vivant dans le chaos de New-York. Le film se fait la chronique du passage de l’adolescence à l’âge adulte pour Marie, et décrit la transition de l’âge adulte à la vieillesse pour Max. Il explore le lien particulier qui place la relation que ces deux solitaires entretiennent au delà des hauts et des bas des amitiés moyennes. (…) À la fois hilarant et poignant, “MARY & MAX” est une exploration de l’amitié, de l’autisme, de la taxidermie, de la psychiatrie, de l’alcoolisme, du mystère de la provenance des bébés, de l’obésité, de la cleptomanie, des différences sexuelles, de la confiance, de la reproduction chez les anmaux, des différences religieuses, de l’agoraphobie et de toutes les petites et grosses surprises, bonnes ou mauvaises, que la vie nous réserve.”

See you,

Mister Alfonso Ravioli

UN SAMEDI DAYLIGHT

Samedi, mai 30th, 2009

 

Aujourd’hui on ne pense pas à la recherche de boulot, on oublie Seek DOT com DOT au, les tests psychopahtologicotechniques d’aptitude à Word et Excel très moyennement réussis hier, et on e… les RH (sauf Lulu). On va prendre l’air ! Malgré les gens qui se baladent en ville avec des masques.

Oui, aujourd’hui je suis espion industriel pour le compte de C&P à I&S, mouche du coche à South Melbourne Market, intello-bobo à lunettes à la superbe expo John Brack, Melbournien qui, la goutte au nez et les doigts gelés, bouquine à la bourse aux livres hebdo dans le hall du Ian Potter Center, et surtout je retrouve Mr Tulk, mon café préféré du CBD juste après Le Journal, qui n’a pas trop changé en six mois. Francine ! Je crois que la serveuse blonde m’a reconnu ;-) Comme au bon vieux temps, nous avons joué à qui aller faire le plus répéter l’autre. J’ai gagné. Vive la France !

1. www.mattandkimmusic.com
2. John Brack, The Car 1955 - NGV, Melbourne
3. Mr Tulk (328 Swanston Street MELBOURNE /8660 5700)

EN ROUTE POUR FLINDERS RANGES NP (PART TWO)

Vendredi, mai 29th, 2009

PREVIOUSLY ON AUSTRALIGATOR.COM  : “Et oui, j’ai dû encore sauver des vies et dépanner cette fois une voiture en rade sur le bas-côté. Les pauvres vieux qui étaient dedans, l’air sombre, le front en sueur, patientaient depuis deux ou trois heures. (..) Et pas de chance pour eux, c’est sur moi qu’ils tombaient !”

Mais attention, Australie oblige, j’avais : de l’eau pour 4, une batterie flambante neuve, des pinces crocos, tout plein de soupes instantanées, une clé de 16, un plaid de survie et je venais tout juste de réviser tout le champ lexical anglais du campervan en panne à cause de mes mésaventures avec Charlie alias “Monsieur j’ai le filtre essence bouché et je ne veux plus avancer”.

Tout allait donc très bien et, on ne le dit jamais assez, c’est drôlement chouette d’aider les autres… Jusqu’au moment où - MAIS QU’EST-CE DONC QUE CETTE HORREUR !?!?!?* - je me suis rendu compte que j’avais du sang plein les mains. Je n’ai absolument pas paniqué tout de suite. Ce gros bon vieux rouge qui tâche n’avait pas l’air de m’appartenir. Puis j’ai réalisé que j’avais bien dû le récupérer quelque part quand même. Que le sang jusqu’à maintenant (à part dans les films de morts vivants que regarde Alexandre) ne tombe pas du ciel. Après un petit fast forward mental vivifiant,  j’ai buté sur le moment où nous poussions non sans difficultés la voiture. J’ai alors jeté un coup d’œil inquiet au coffre qui était bel et bien couvert de nos traces de mains rouges. De la peinture rupestre new age en veux-tu en voilà ! Pas de doute sur la provenance du bourbon. Ce n’était pas de la terre, ni de la transpiration : ça gouttait à mort par en dessous.

Mes deux cocos ont vu que je voyais ce que je croyais voir, j’ai donc demandé en rigolant et pour détendre l’atmosphère (attention demander “en rigolant et pour détendre l’atmosphère” en anglais c’est encore de la très très haute voltige à mon niveau - autant me jeter du haut d’Uluru - et en général ça tombe à plat) s’ils transportaient un corps ou bien… Loup y es-tu ? Mère-grand qu’y a-t-il donc dans ton grand panier ? Et là je ne suis pas sûr d’avoir bien saisi toutes les nuances du grognement de la réponse. Mais j’ai très bien compris en revanche que s’ils n’avaient plus besoin de moi, bon bah moi je vais y aller les gars ! See you guys ! De rien, de rien… Bon week-end ! Non mais ça devait être évidement un kangourou…

Toujours rien dans le journal aujourd’hui.

* = nouveau jeu à venir ;-)

EN ROUTE POUR FLINDERS RANGES NP (PART ONE)

Lundi, mai 25th, 2009

Attention, je continue le snorkeling dans mes paperasses.

Quelque part après Hawker, le 09.05.09

Après avoir laissé Cyril à la très animée gare routière de Port Augusta où l’attendait un car pour le Japon, je me suis offert un week-end de cow-boy solitaire, feux de camp et grand air, à Wilpena pound. Les photos dans les guides et les brochures promettaient le meilleur des parcs nationaux. Encore une fois, nous étions en dessous de la réalité. C’est bien simple, en haut de St Mary Peak, s’il y avait eu un Center link ou une pharmacie (Photocopies, photo d’identité, timbres poste, réparations d’appareils photo… C’est fou tout ce que les pharmaciens en Australie peuvent vous vendre) je demandais la nationalité australienne sur le champ. Mais avant, je devais y arriver avant l’heure des commandos kangourous kamikazes. Or le sort en décida autrement.

Et oui, j’ai dû encore sauver des vies et dépanner cette fois une voiture en rade sur le bas-côté. Les pauvres vieux qui étaient dedans, l’air sombre, le front en sueur, patientaient depuis bien deux ou trois heures. Ils étaient garés en plein cagnard. Il faut relativiser et préciser que nous sommes dans le South Australia maintenant. “En plein cagnard” a un peu perdu de son sens et de son intensité. Mais quand même… Puis les gars, d’après ce que j’ai compris, n’avaient plus une goutte d’eau potable sur eux. “D’après ce que j’ai compris” est la formule polie pour dire qu’encore une fois j’en ai c… en Anglais. Bref, ils étaient là, au milieu de nulle part, réduits à attendre que quelqu’un passe. Ça m’a rappelé ma panne mémorable en polo rose entre Voves et Chartres le 15 août dernier…Passons ! Ils étaient assez mal. Et pas de chance, c’est sur moi qu’ils allaient tomber !

TO BE CONTINUED

Musique ? Six Feet Under, Thomas Newman ;-)

DÉJÀ UNE SEMAINE…

Samedi, mai 23rd, 2009

…que je suis sédentaire ! et quand on voit les panneaux qui traînent (photo ci-dessus) on se dit qu’il fait bon vivre chez Francine et David. Cette première semaine fut employée à explorer Kensington, mettre à jour mes cv anglais et postuler par frappes chirurgicales ici et . Sinon, je me suis remis à mort à Radio France et à la deuxième saison de Damages qui après une interruption de trois mois me semble compliquée et moins bien ficelée que la première. Affaire à suivre. Puis maintenant que j’ai goûté à Mad men qui rappelle la grande époque de Six Feet Under, tout le reste me semble un peu fadasse… Ces sept jours furent trop rapides. Je n’ai pas eu le temps de retrouver Mr Tulk, de voir l’expo Brack ni d’aller infuser au centre aquatique d’Albert Park. Chercher du boulot est un job à temps plein ! Seekya ;-)

Francine s’entraînant pour MasterChef dont elle est aaaddict !

Petits crashs d’avion entre amis 2 (Dave en très net progrès à gauche, Melbourne au fond à droite). C’était une histoire d’espace, d’arbres et d’hémisphère si je comprends bien.

Dans mon transistor : Down her nest in ”Udolpho” de Ben & Jarry et Marc Morvan (des petits Nantais à ce qu’il paraît). S’écoute très très bien dans l’automne melbournien ! La pochette fait penser à Tours…

BIEN ARRIVÉ À MELBOURNE-KENSINGTON

Mardi, mai 19th, 2009

J’ai presque mis plus de temps à chercher et trouver Kensington que pour faire mon Perth-Melbourne. Mais c’est bon maintenant, je suis enfin arrivé à destination. Et à l’heure pour le poulet ! Je maîtrise désormais CityLink comme un grand et ai sympathisé avec tout un tas de personnes géniales (encore merci au petit monsieur pakistanais de Brooklyn) dans les nombreuses stations service (quatre et demi) où je me suis arrêté pour demander mon chemin …et au passage travailler mon accent des Carapates. Quoique, on m’a encore dit à Ballarat et ici que c’était bien de voir des Espagnols (que ça changeait des invasions allemandes et françaises de ces derniers temps)… Au début je croyais que c’était mon bronzage de cowboy du grand ouest mais malheureusement, après réflexion, je crois que j’ai un grrrave problème avec les “R” !

Bref, à peine garrré, j’avais déjà trrrouvé un acheteurrr tombé sous le charrrme de Charrrlie. Il est vrai que les rues pleines de feuilles mortes du Victoria lui vont comme un gant. Puis ce nouveau filtre à essence le rend tout simplement irrésistible. Pendant que David commençait  à négocier ferme avec le type, Francine relevait sa plaque minéralogique au cas où le van aurait disparu le lendemain :-). Merci à Jocelyn pour ses conseils pour me débarrasser des fourmis. Ce sera effectivement sans doute plus facile de le vendre sans occupantes. Mais Je n’ai pas eu le temps de mettre ces plans - très bio - à exécution qu’elles étaient déjà toutes parties ! Elles n’auront sans doute pas aimé ma conduite citadine de perdu total, cet petit air frais qui nous rappelle que nous ne sommes pas si loin de l’Antartic ou peut-être ont elles internet… MystèRe !

Je vous passe mes retrouvailles drôlement chouettes avec les copains …et avec tout le confort de la vie moderne qui, trois mois après l’avoir quitté, peut rendre un peu foufou, dans les choux ou hyperémotif. L’appart est génial. Très francinesque. On retrouve le style inimitable “Pragues-Paris-Loché” et la touche “by heart”de notre auberge improbable dans l’Yonne. La terrasse est olympique, presque assez grande pour mon footing :-) Et le barbecue encore plus impressionnant que prévu.

Dimanche, nous sommes allés faire une quarantaine de kilomètres en vélo, casques réglementaires vissés sur nos têtes, sur les bords de la Yarrah (comme je l’espère en témoignent les photos) puis nous avons fait a barbie qui me dit que je vais encore être bien ici.

Hasta luego

Je me remets tout doucement à internet. Merci pour votre indulegnece quant à mes délais de réaction un peu longs et mous à vos mails, commentaires et transmissions de pensées ;-).

ON L’APPELAIT TEMPÊTE

Samedi, mai 16th, 2009

de Colin Thièle et du Père Castor bien évidemment ! Rien à voir ou presque, je quitte aujourd’hui le South Australia. La traversée en fut rapide (mais je devrais bientôt repasser par là - recherche coéquipier) ! C’était sauvage, sportif, automnal, très intense : arrivée par la Nullarbor sans fruits, sans légumes ; course poursuite mécanique sur les côtes balnéaires et baleinières de l’Eyre Peninsula (n’ai toujours pas trouvé où étaient les plages où certaines scènes des Dents de la mer ont été tournées d’ailleurs, mais j’y crois …et non je n’ai pas fait l’attraction phare de Port Lincoln et la plus débile du monde qui consiste à être jeté vivant dans une cage immergée au coeur d’eaux infestées de requins blancs affamés) ; séparation japonaise avec Cryril à Port Augusta ; rando en solo dans les Flinders Ranges ; auto-foutage de frousse en lisant Dreamcatcher en bushcamping tout seul dans les bois de Mount Remarkable NP ; retour à la civilisation et à l’art aborigène dans le cadre d’une rentrée universitaire humide à Adélaïde ;  et j’espère bien, demain matin, serrer la pince de Larry the giant lobster ! Je vous raconte ça bientôt (vous fait passer les photos au moins). En attendant ça fait environ trois mois aujourd’hui ou hier que je suis sur les routes. Bon anniversaire ;-) Ça va faire tout drôle Melbourne ! Arrivée imminente et poulet rôti !

Dans le transistor : “Arcadie” de Pete Doherty in “Grace/Wastelands”

RIEN NE VA PLUS…

Vendredi, mai 15th, 2009

… J’AI DES FOURMIS DANS MON VAN ! Si quelqu’un a un truc de grand-mère qui marche et qui n’est pas à base d’ail ou d’oignons je veux bien ! J’ai tout vidé, nettoyé, gazé. Elles sont toujours là. Le pire c’est qu’elles me narguent maintenant. Elles n’ont eu que faire de l’épisode du grand ménage. Elles ont dévié leur autoroute infernale traversant Charlie de part en part sur le tableau de bord et le compteur kilométrique pour mieux défiler sous mes yeux. Ça se terminait comment Les Fourmis de Weber ? Je me demande si je ne préfère pas encore les redbacks…

FRANCINE ! INTERDICTION DE PROPOSER “JE SUIS LE ROI DE FOURMIS” DE MICHEL POLANAREFF PAR MOI AU KARAOKE. JE TE VOIS VENIR :-) SINON JE DIS CE QUE JE SAIS SUR “PAROLES, PAROLES…”

SNORKELING DANS MES CARNETS (PART TWO)

Mercredi, mai 13th, 2009

J’ai retrouvé un truc qui peut peut-être vous plaire : du suspense, un décors de rêve, de l’action, une innocente victime et Camille (ma cueilleuse de pommes préférée) en maillot de bain ;-)

 

Exmouth, le 10-03-09

(…) Les derniers kilomètres sont les plus difficiles. Malgré l’heure tardive et la nuit bientôt tombante, à l’extérieur comme à l’intérieur de Charlie, la température ne semble pas vouloir descendre d’un degré. Le soleil, énorme, est au niveau des yeux du conducteur. Et entre deux ou trois bases militaires ça kangouroute dans tous les sens. Pause top up au Caltex d’Exmouth et c’est reparti aussi sec pour Ningaloo NP. Là-bas nous avons plus ou moins rendez-vous avec Camille et Matthieu. Les 60 ultimes bornes sont truffées d’amis bondissants suicidaires qui se jètent dans une fréquence de 30 m par groupes de trois ou cinq sous les roues de mon camper van. Je dirais bien qu’on en a évité bien 50 ou 60… Cyril dit 15 mais je crois qu’il a complètement disjoncté (trop de kangourous est mauvais pour la vue et l’objectivité). On dira donc 75 selon les manifestants. 20 selon les autorités.

20h00 : Arrivée à Lakeside. Trois minutes après la fin du coucher de soleil. Camille et Matthieu sont là à nous attendre sans nous attendre sur le meilleur emplacement qui soit. Le seul de tout le parc national (qui fait bien 100 km de long) avec un arbre ! Ils ont l’air plutôt heureux de nous voir, c’est cool. Comme pour un goûter d’anniversaire ils avaient placé une pancarte « Nicolas, c’est par-là » sous le panneau de bifurcations des campings. Mais un ranger ou une bête l’aura sans doute enlevé avant que j’y passe. Courges et pâtes à ce qui paraît ;-)

 

Lakeside, le 11-03-09

Réveil en sueurs comme si j’étais dans la chaudière de l’enfer et il n’est que 6 heures du mat. Hier soir j’ai eu la fainéantise de ne pas planter la tente. Cette nuit c’est décidé je fais van à part. À moins que je squatte le hamac…

Premier snorkeling très mouvementé dans des eaux pourtant calmes, chaudes, turquoises et paradisiaques à souhait. Je ne sais pas trop où donner de la tête tellement il y a plein de choses incroyables et colorées à voir partout. Dans mon excitation agitatoire de débutant pas très à l’aise avec son nouvel équipement, j’étais plutôt en mode survie qu’en mode contemplation de l’inconcevable fait poissons. Ne m’étant pas rasé depuis deux lunes, mon masque jaune fluo qui se repère à 30 milles marins (à ce qui paraît les requins n’aiment pas le jaune. C’est le marchant de masques et tuba qui m’a dit ça quand il m’a vendu les miens, seul coloris restant dans cette taille) n’adhérait pas. C’est donc les yeux plein d’eau salée, sablée, qui pique ; mes palmes trop petites qui m’entaillent les doigts de pieds et me garrottent les chevilles, que j’arrive plus mal an que bon an auprès de la bouée où tout le monde est à s’extasier. je suis empêtré comme un canard en pleine crise d’épilepsie et battement non coordonnés un jour d’ouverture de la chasse aux anatinae en Sologne. Camille, Matthieu, Cyril sont là à batifoler et entre les « Tu as vu la raie ! », « J’ai vu trois tortues », « le corail en tulipes ? », « les poissons caméléons », « Némo ! », je n’ai pas le temps de demander de l’aide (je me noie – fin stupide – dans mon propre masque) que tous sont déjà repartis vers les bas-fonds. Je prends sur moi ;-) et j’arrive après quelques efforts surhumains à décoller enfin mes yeux de mon google sans arracher mes globes oculaires de leurs orbites. Quand une grosse vague de derrière le récif me fait tomber mon tuba dans les profondeurs. Je n’ai pas le temps alors de penser « ça ne pourrait pas être pire » que Camille pédalant soudain à mort et moulinant à toute allure vers moi me hurle « Aux requins ! »

Après un retour à la plage et quelques réglages qui s’imposaient, je retente une exploration en bord de rivage pour reprendre confiance en moi et en mon matos. Et là, je peux rien écrire qui soit à la hauteur de mon ravissement. Le soir, sous la couette, dans ma tente (le hamac était occupé quand j’ai voulu aller me coucher), je voyais encore tout plein de petits poissons partout et mes pieds étaient palmés.

 

Lakeside, le 12-03-09

Today it’s Cyril’s day. Comme le grand garçon a 27 ans, je me suis dit que ce serait bien quand même de marquer le coup et d’aller acheter à Exmouth quelques victuailles fraîches et une bonne bouteille de shiraz. (…)

 

MUSIQUE : DJ Zebra, Alcooliquement votre !