
C’est une partie de la vue que m’offre le sommet que j’escalade tous les un jour et demi lors de mon footing des montagnes. Après l’avoir un peu gardé pour moi, je l’ai présenté à Vi qui l’escalade les doigts dans le nez et arrive en haut comme une rose alors que moi je ne suis plus qu’une flaque de sueur suffocante. Et aujourd’hui j’avais envie de le partager avec vous et Internet entier. Une fois n’est pas coutume je vais faire un rapport de ma journée :
8:30 - Réveil en panique et fanfare. La panique car j’avais oublié que je ne travaillais pas aujourd’hui et que je n’avais pas mis mon réveil volontairement. La fanfare assurée par les pigeons très en forme encore ce matin. Je les soupçonne de creuser une galerie pour venir me bouffer dans mon sommeil. Virginie les affame et voilà le travail !
8:45 - J’arrive un peu honteux chez vi et ju avec qui je devais boogie-surfer à 8:00 ! Mais il y a trop de vent. Je me suis acheté une planche et c’est comme quand j’ai acheté mon premier parapluie à Tours : il n’a pas plu pendant 40 jours après.
9:00 - Bol de céréales brillamment renversé dans l’ordi et sur les genoux. J’hésite à aller me recoucher. Mais toute l’énergie et l’industrie dont je dois faire preuve pour enlever le bout de raisin sec coincé sous la touche alt. finissent de me réveiller.
9:30 - J’ose pas trop sortir car Jan fait sa prière au soleil (il faudrait que je lui demande un de ces quatre si elle connaît Proclus) à moitié nue au milieu de la cour.
10:00 - Je tente une sortie sur la pointe des pieds pour rentrer chez moi…
…et me fait griller.
11:00 - Je suis en route pour Perth. Comme d’hab, on se caille dans le train à cause de la clim. Je ne sais plus pourquoi mais j’ai une grande conversation avec moi même sur Proust, Hegel et Britney Spears. Je me demande sérieusement ce qu’il restera de mon voyage quand j’aurai 84 ans.
13:00 - C’est ma journée, je manque de renverser my long black coffee too strong at the theatre bar quelque chose. J’aime bien cet endroit car on peut regarder attentivement les gens dans la rue. Il y a un type en face dans l’agence de voyage qui se décrotte le nez et met son butin sous le bras gauche de son fauteuil. Il n’y a pas à dire, ma vie, aujourd’hui, est vraiment passionnante. Je check mes mails. Un récit fleuve de Francine en open space à mourir de rire et à me faire passer pour un débile dans tout le café. Et plein d’autres mails terribles mais je n’arrive pas à les ouvrir avec la molette du tél. qui déconne. Merdouille mon dernier MQECDQCD? était trop facile ;-).
13:01 - SMS de James, j’ai Anglais à 18h30.
14:20 - J’ai enfin trouvé mon cadeau de Noël pour Francine et David. David a échappé à “Hiroshima mon amour” dans le texte. Le rayon religion de la librairie me déprime. Mais que fait le service des droits de l’Atelier ;-) ? Mais je comprends où je suis quand je vois qu’ils n’ont même pas “Quelque chose bave sous le lit” ni “Gare aux psychopathes à rayures !”
15:00 - Visite rapide à vi et ju en plein espionnage et micro-films à la bibli.
15:15 - Musée. Mais je ne suis pas d’humeur très contemplative. La boutique et l’accès aux toilettes sont plus passionnants que l’expo. Quand je sors il y a Yann-Artus sur mon chemin et un essaim de touristes émerveillés autour qui fait la queue pour acheter le bouquin, les cartes postales, le porte clé, le poncho et les plateaux..
18:30 - English lesson. Je me dis que mon prochain portrait australien ce sera celui de James. Il ressemble trop à Neil Hannon. J’ai envie de lui demander de me chanter Tonight we fly… ;-)
19:30 - Je raconte à James le coup du cri de l’acacia tueur en anglais. Anglais juqu’au bout des doigts, il est d’une politesse et d’une patience incroyable. Il me laisse enchaîner, l’innocent, sur la communication des abeilles. Encore plus difficile à mimer ! J’ai peur de lui avoir fait peur et qu’il ne revienne pas vendredi.
20:00 - Omelette, tennis et un mail de Carolus trop cool.
21:00 - JE SUIS LÀ À RÉDIGER CE BILLET PAS TRES INSPIRÉ.
J’ai trouvé un moyen de compliquer mon prochain MQECDQCD? diabolique. Hihihi… Je me demande si Descartes et Platon se décrottaient le nez. Certainement pas !
Est-ce que ça fait plus blog de parler de crottes de nez ?
Peut-être qu’il me faudrait un twitter en fait… JE RIGOLE !
J’aime vraiment bien cette photo from the top of my hill.
Non mais il n’y a pas QUE la pochette que j’adore de The Age of the Understatement des Last Shadow Puppets ;-)
22:00 - J’ai cru voir une antenne du gros cafard qu’on n’arrive pas à choper depuis deux semaines… Alors en attendant on s’apprivoise mutuellement. S’il revient demain je l’appellerai Chaussettes Kafka.