Archive for the ‘Non classé’ Category

TODAY I WAS OFF / FACE B

Jeudi, janvier 22nd, 2009

Ouaip les rapports quotidiens ce n’est pas terrible terrible ! Aujourd’hui je n’ai pas trop eu le temps de philosopher. Le nouvel album d’Antony and the Johnson est un peu décevant. Il pleuviote. J’ai creusé des trous et me suis fait un bon petit vieux lumbago carabiné comme l’an dernier à la même époque. Cet aprem j’ai regardé le plafond bercé par le bruit de la tronçonneuse et me suis dit qu’il fallait peut-être se calmer niveau sport, surf et poutres qui pèsent trois fois mon poids. Je mangerais bien les pigeons de Jan avec des petits pois, du saucisson, de la blanquette de veau et du St Nectraire. Autrement, Virginie est tombée dans un trou. Julien s’est fait mal à la hanche. La broken team était au top. Heureusement, on ne travaille pas demain (off again) et j’ai une diablerie diabolique… J’espère qu’avec les RTT on peut diviser pour mieux régner en Indre et Loire ;-) Sans aucun rapport. Jan était habillée en chauve-souris ce midi, pas de prière au soleil ce matin et black is back. Je la soupçonne d’entamer une période vampire. Ça va saigner ! J’ai un exercice d’Anglais à faire. Vous parler de True blood. Pas de nouvelles de Kafka ! Je me demande si ça parle à quelqu’un “Face B”. Les blattes sont ingrates. Téléphoner à Francine. Qu’est-ce qu’un anti-blog ? À quoi bon tout ça ? Et si j’achetais un van !

TODAY I WAS OFF

Mercredi, janvier 21st, 2009

C’est une partie de la vue que m’offre le sommet que j’escalade tous les un jour et demi lors de mon footing des montagnes. Après l’avoir un peu gardé pour moi, je l’ai présenté à Vi qui l’escalade les doigts dans le nez et arrive en haut comme une rose alors que moi je ne suis plus qu’une flaque de sueur suffocante. Et aujourd’hui j’avais envie de le partager avec vous et Internet entier. Une fois n’est pas coutume je vais faire un rapport de ma journée :

8:30 - Réveil en panique et fanfare. La panique car j’avais oublié que je ne travaillais pas aujourd’hui et que je n’avais pas mis mon réveil volontairement. La fanfare assurée par les pigeons très en forme encore ce matin. Je les soupçonne de creuser une galerie pour venir me bouffer dans mon sommeil. Virginie les affame et voilà le travail !

8:45 - J’arrive un peu honteux chez vi et ju avec qui je devais boogie-surfer à 8:00 ! Mais il y a trop de vent. Je me suis acheté une planche et c’est comme quand j’ai acheté mon premier parapluie à Tours : il n’a pas plu pendant 40 jours après.

9:00 - Bol de céréales brillamment renversé dans l’ordi et sur les genoux. J’hésite à aller me recoucher. Mais toute l’énergie et l’industrie dont je dois faire preuve pour enlever le bout de raisin sec coincé sous la touche alt. finissent de me réveiller.

9:30 - J’ose pas trop sortir car Jan fait sa prière au soleil (il faudrait que je lui demande un de ces quatre si elle connaît Proclus) à moitié nue au milieu de la cour.

10:00 - Je tente une sortie sur la pointe des pieds pour rentrer chez moi…
…et me fait griller.

11:00 - Je suis en route pour Perth. Comme d’hab, on se caille dans le train à cause de la clim. Je ne sais plus pourquoi mais j’ai une grande conversation avec moi même sur Proust, Hegel et Britney Spears. Je me demande sérieusement ce qu’il restera de mon voyage quand j’aurai 84 ans.

13:00 - C’est ma journée, je manque de renverser my long black coffee too strong at the theatre bar quelque chose. J’aime bien cet endroit car on peut regarder attentivement les gens dans la rue. Il y a un type en face dans l’agence de voyage qui se décrotte le nez et met son butin sous le bras gauche de son fauteuil. Il n’y a pas à dire, ma vie, aujourd’hui, est vraiment passionnante. Je check mes mails. Un récit fleuve de Francine en open space à mourir de rire et à me faire passer pour un débile dans tout le café. Et plein d’autres mails terribles mais je n’arrive pas à les ouvrir avec la molette du tél. qui déconne. Merdouille mon dernier MQECDQCD? était trop facile ;-).

13:01 - SMS de James, j’ai Anglais à 18h30.

14:20 - J’ai enfin trouvé mon cadeau de Noël pour Francine et David. David a échappé à “Hiroshima mon amour” dans le texte. Le rayon religion de la librairie me déprime. Mais que fait le service des droits de l’Atelier ;-) ? Mais je comprends où je suis quand je vois qu’ils n’ont même pas “Quelque chose bave sous le lit” ni “Gare aux psychopathes à rayures !”

15:00 - Visite rapide à vi et ju en plein espionnage et micro-films à la bibli.

15:15 - Musée. Mais je ne suis pas d’humeur très contemplative. La boutique et l’accès aux toilettes sont plus passionnants que l’expo. Quand je sors il y a Yann-Artus sur mon chemin et un essaim de touristes émerveillés autour qui fait la queue pour acheter le bouquin, les cartes postales, le porte clé, le poncho et les plateaux.. 

18:30 - English lesson. Je me dis que mon prochain portrait australien ce sera celui de James. Il ressemble trop à Neil Hannon. J’ai envie de lui demander de me chanter Tonight we fly… ;-)

19:30 - Je raconte à James le coup du cri de l’acacia tueur en anglais. Anglais juqu’au bout des doigts, il est d’une politesse et d’une patience incroyable. Il me laisse enchaîner, l’innocent, sur la communication des abeilles. Encore plus difficile à mimer ! J’ai peur de lui avoir fait peur et qu’il ne revienne pas vendredi.

20:00 - Omelette, tennis et un mail de Carolus trop cool.

21:00 - JE SUIS LÀ À RÉDIGER CE BILLET PAS TRES INSPIRÉ.
J’ai trouvé un moyen de compliquer mon prochain MQECDQCD? diabolique. Hihihi… Je me demande si Descartes et Platon se décrottaient le nez. Certainement pas !

Est-ce que ça fait plus blog de parler de crottes de nez ?
Peut-être qu’il me faudrait un twitter en fait… JE RIGOLE !

J’aime vraiment bien cette photo from the top of my hill.
Non mais il n’y a pas QUE la pochette que j’adore de The Age of the Understatement des Last Shadow Puppets ;-)

22:00 - J’ai cru voir une antenne du gros cafard qu’on n’arrive pas à choper depuis deux semaines… Alors en attendant on s’apprivoise mutuellement. S’il revient demain je l’appellerai Chaussettes Kafka.

L’ESPRIT DE NOËL A ENCORE FRAPPÉ (PART THREE)

Jeudi, janvier 15th, 2009

PREVIOUSLY ON AUSTRALIGATOR.COM : « Les incidents gastronomiques et culinaires qui sont l’objet de ce récit griffonné à la va-vite dans quelque seamen’s club sont survenus, progressivement, crescendo, comme dans les pires romans de Stephan King. Voir Misery la nuit dernière m’a inspiré et m’a aidé à trouver enfin les mots pour gribouiller quelque chose à mettre sur mon blog qui, je le sens bien, va lui aussi souffrir d’irrégularité et de baisses de qualité dans son alimentation. J’espère que ce post répondra à votre deuxième question la plus posée « Est-ce que tu manges bien ? »

L’euphorie de mes débuts de passager affamé de découvertes de toutes sortes laissa vite place à un petit état repu de non-appétit nauséeux survivant dans la crainte du menu du jour suivant… Vint alors la période glacière : les mêmes mets mais froids. Avec en dessert une glace coréenne orange fluo à quelques agrumes amers, chimiques et au goût médicamenteux. Ce truc vous tapissait la langue et les tripes d’un enduit phosphorescent du même ton. Je sortais de table moyennement guilleret et avec la drôle l’impression d’être un cobaye prêt pour sa scintigraphie. Comme tous les autres passagers j’ai fini par perdre tout mes repères. Non content d’êtres paumés dans les changements d’heures quotidiens et notre localisation par abscisses et par ordonnées. Arrivé dans l’hémisphère sud je ne savais plus du tout ce que je mangeais. À l’heure où je vous parle, la descente aux enfers n’est pas terminée.

Hier, à 400, Alex a été pris en flagrant délit de sandwich à La vache qui rit - Nutella - Roquefort. Lisa nous a raconté ça hier soir encore toute tremblante et manifestement en état de choc. Elle décrivait, horrifiée, la scène du Roquefort qui se mélangeant au chocolat alors qu’elle-même tartinait avec de la confiture à la framboise (et hésitait apparemment à y rajouter de la marmelade) des toasts déjà enduits de beurre de cacahouète et surmontés de fromage.

À l’acmé de mon épouvante culinaire, quand John essaie de détendre l’atmosphère en nous faisant remarquer que nous avons eu de la langue de bœuf à notre entrée dans l’Atlantique et que nous avons de la queue de du même animal pour notre sortie du Pacifique, et que ça fait un bœuf entier peut-être par personne… Là le pianiste ne joue plus que deux notes dans les graves et cette musique de l’horreur résonne tout le long de mon tube digestif frissonnant. Je réalise alors les yeux dans mon assiette plaque tournante fataliste, l’avènement du règne de la nourriture mondiale et avec lui l’ensevelissement de 30 ans et 65 kg de cuisine française. Le rôle  de passeur d’ombres de Stephan ne faisait plus aucun doute. À moi, désormais, le ketchup et les cornichons plus sucrés que le lait concentré ou la crème Mont blanc, les fromages sans goût et rebondissants tellement ils sont trafiqués, l’usage abusif du maïs dans les desserts, la mayonnaise qui ne se met surtout pas au réfrigérateur, les crevettes qui se recongèlent et décongèlent à volonté, les œufs carrés en bouteille, les bigorneaux en tube… S’apercevant de mon teint blafard vert d’eau et de la goutte de sueur froide qui perlait sur mon front, à mon Charon, Stephan, dans un rire à faire chavirer le bateau, de conclure ce chapitre avec un De gustibus et coloribus non est disputandum hypocrite et un Merry Christmas ivriboudi satanique qui recouvre toujours tout.

FLASH SPÉCIAL, FIN DES TRAVAUX !

Lundi, janvier 12th, 2009

J’interromps la rediffusion de L’Esprit de Noël a encore frappé pour vous annoncer avec beaucoup de fierté la fin de la construction du premier joyau de mon grand œuvre australien, le plus beau des deckings en jarrah jamais édifié down under !

Oui, je sais… Il est tout simplement magnifique…
N’hésitez surtout pas à me faire un commentaire admiratif et émerveillé !
Ouaip, c’est moi qui l’ai fait. OK un peu avec Julien aussi ;-)

Les photos sont ici :
http://www.facebook.com/album.php?aid=59164&l=655d3&id=705811481

La musique là :
http://www.deezer.com/track/298344 

La vidéo des dernières minutes :
Le plus beau des deckings
Bienvenue chez les WWOOFinours!

Comment j’en suis arrivé là :
QUI A PEUR DU GRAND MÉCHANT WWOOF ?

Quelques liens utiles :
Bunnings Warehouse
Copain des bois
Les-cabanes.com

Et une interview exclusive :

C’est le front bronzé, le nez en croûte, l’œil agité et le cheveu aussi blond que ses genoux que Nicolas R. a eu la gentillesse de nous recevoir en toute simplicité, au 11 Saladin Street. Et tout ça quelques heures avant la fête de fin de chantier et d’anniversaire du grand charpentier Julien P.

Nous : Ça doit être quelque chose de travailler avec un grand cuisinier de la menuiserie comme Julien P. !

Lui : Avant toute chose je voudrais remercier mon producteur, mes parents, L’Atelier, ma famille, mon contrôleur des impôts, Francine et Matthieu, et William Réjault*. C’était déjà beaucoup d’honneur que d’être nominé… Ouaip, Julien, il sent les choses : la chanson du bois qui pousse, le cri de la vis au fond du trou, le bruit du vent dans les feuilles de sassafras… C’est un grand powête ! Ce decking c’est du travail d’artiste ! J’ai appris énormément à ses côtés.

Nous : Comme quoi ?

Lui : Euh… Soulever une poutre avec le petit doigt, écouter vraiment et jusqu’au bout quand on m’explique quelque chose, ne pas faire le foufou avec la disqueuse, faire contrepoids, enlever des clous avec les pieds, regarder où l’on marche et sinon visser, dévisser, revisser, survisser, transvisser, métavisser…

Nous : Vous ne saviez pas faire tout ça avant !!!

Long silence circulaire.

Nous encore : Ce n’est pas un petit peu dangereux de monter sur votre terrasse en bois, là ?

Lui (manifestement choqué pas la question qu’il ne relèvera pas) : Je dois vous arrêter tout de suite ! Moi, je suis un touriste. Just a passenger. Certes, j’avais une grande envie d’apprendre à bricoler comme Charles Ingalls (la philosophie, le management et la communication aident rarement à survivre longtemps quand on s’est échoué sur une île déserte, en temps de crise ou chez Casto). Vous allez me dire un decking non plus mais en revanche, philosopher si c’est apprendre à mourir… Bref, j’ai été très efficace dans le processus de prise de décision pour le choix du sens des planches et puis… Je crois que c’est tout. Après c’était main-d’oeuvre et force laborieuse.

Nous : On devrait peut-être aller parler à Julien P. alors…

Pas de chance il était occupé.

Nous toujours : Pouvez-vous nous dire quelque chose sur le prochain chantier ?

Lui : Ce se sera encore plus pharaonique ! J’en ai pas encore parlé à Juju mais il va nous falloir un mulet.

Nous : Mais encore…

Lui (les yeux brillants d’un excitation trop grande pour ne pas être quelque peu inquiétante) : On voulait faire une cabane dans le grand eucalyptus là-bas derrière, mais les voisins et la propriétaire des lieux ne semblaient que moyennement emballés par ce haut projet et notre enthousiasme panoptiques. Alors on a…

La suite de l’interview est disponible dans “Le Swanbourne Tribune” de demain
et le prochain numéro de “
Charpenterie magazine”.

* : Flash spécial dans le flash spécial ! Après l’avoir ajouté à ma blogroll du dimanche (j’espère d’ailleurs que vous avez bien tous remarqué au fil de la semaine les magnifiques modifications à l’ouest d’Australigator.com), William Réjault m’a demandé d’être son ami sur Facebook ! Comme je ne m’y attendais pas, le pauvre, j’ai bafouillé et lui ai raconté à peu près n’importe quoi. Il m’aura certainement pris pour un fan psychopathe et hystérique de plus. Mais c’était sympa. Ça m’a rappelé la grande époque où avec Lérig et Ségo nous avions été vinvinisé ! Et par la même occasion découvert qu’il y avait des vraies personnes derrière certains blogs ;-) Tout ça pour dire, même si je dois le faire bientôt, n’attendez pas que je vous organise une petite visite commentée des parties occidentales de mon blog caïman et que je vous parle de Ron l’infirmier, des blogs que j’aime ou de mes potos qui ont du talent, pour aller y jeter un oeil, une oreille ou les deux.

FLASH SPECIAL, SHARK ATTACK !

Lundi, décembre 29th, 2008

La plage où je vais tous les jours pour me baigner, faire mon footing, le guignol et où je vais bientôt prendre normalement mes cours de surf, gloups, a été évacuée aujourd’hui. Les hélicoptères ont repéré un requin à 200 m de Cottesloe, la plage familiale avec l’horloge qui dit qu’entre boire et se baigner il faut choisir (mais je crois que je ne vous ai pas encore raconté ça, je suis trop en retard dans ce bloody blog). Un pêcheur s’est fait dévorer hier devant son fils. Le corps n’a pas été retrouvé… Brrr…

Je vais donc me calmer sur les baignades spontanées à gogo et un peu n’importe où et rarement entre les drapeaux. Le fait de me faire appeler shark biscuit me fait nettement moins marrer maintenant.

L’article du Sunday Times